Philippe Trière
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| Naissance |
1756 Paris |
|---|---|
| Décès |
Vers 1815 |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
| Mouvement |
art rococo |
|---|
Philippe Trière est un graveur d'interprétation à l'eau-forte et au burin français né en 1756 à Paris où il exerça, mort vers 1815.
Roger Portalis et Henri Béraldi, faute d'avoir pu reconstituer la vie de Philippe Trière, se limitent à rappeler qu'il fut « un graveur de vignettes honorable »[1]. Ses contributions bibliophiliques, allant de 1780 à 1806, énoncent une présence durable dans l'entourage de Jean-Michel Moreau. Un rare portrait que nous lui connaissons, à côté de ses gravures d'interprétation de scènes de genre, mythologiques ou bibliques, est celui de Gabriel-François Coyer qui concorde avec les illustrations qu'il apporte au Voyage pittoresque de Jean-Claude Richard de Saint-Non pour le ranger dans l'esprit des Lumières.
Si l'on situe l'art rococo comme traversant le XVIIIe siècle depuis 1715 jusqu'à son déclin avec la Révolution française, les nombreuses scènes galantes gravées par Philippe Trière pour les œuvres de Voltaire, Rousseau, Scarron, La Fontaine ou Choderlos de Laclos font de lui un de ses représentants tardifs.
Œuvre
Artistes interprétés


- François Boucher, La provision tardive, La bergère des Alpes.
- Jean-François Colson, Portrait de Gabriel-François Coyer[2].
- Pierre de Cortone, La réconciliation de Jacob et Laban.
- Gaspard de Crayer, Hercule entre la Volupté et la Vertu[3].
- Jean-Démosthène Dugourc, Le lever de la mariée - La jeune mariée est assise sur les genoux de son père tandis que celui-ci parle à son nouveau gendre. Deux femmes de chambre préparent ses articles de toilette tandis qu'une autre ferme le rideau sur le lit conjugal[4].
- Sigmund Freudenberger, Le musicien ambulant[2], Lison dormant[5].
- Le Guerchin, Adam et Ève.
- Jean-Baptiste Mallet, Joconde : le pardon[6].
- Carlo Maratta, Le triomphe de Galatée.
- Jean-Michel Moreau, "J'en accepte l'heureux présage" (Céphise et son mari assis à une table à côté d'un berceau)[2].
- Andrea del Sarto, Jupiter et Léda.
- Perin del Vaga, Les trois déesses (Vénus, Junon et Minerve)[7].
- Diego Vélasquez, Loth et ses filles[8].
Contributions bibliophiliques



- Pietro Metastasio, Opere, gravures par Pietro Antonio Martini, Augustin de Saint-Aubin et Philippe Trière d'après Jean-Michel Moreau, Herrissant, Paris, 1780.
- Jean-Jacques Rousseau, La Nouvelle Héloïse, gravures dont Le cauchemar de Saint-Preux par Philippe Trière d'après Clément-Pierre Marillier, Londres, 1781.
- Jean-Claude Richard de Saint-Non, Voyage pittoresque, ou description des royaumes de Naples et de Sicile, 5 volumes, chez Jean-Baptiste Delafosse, Paris, 1781-1786.
- Jean-Jacques Rousseau, Collection complète des œuvres de J.-J. Rousseau, gravures dont L'idylle des cerises par Philippe Trière d'après Jean-Jacques Le Barbier, Genève, 1782[9].
- Prosper Jolyot de Crébillon, Œuvres complètes, 3 volumes, gravures dont Le triumvirat, Médée et Sémiramis par Philippe Trière d'après Clément-Pierre Marillier, Libraires associés, 1785.
- Voltaire, Œuvres complètes, 70 volumes, gravures de Philippe Trière d'après Jean-Michel Moreau, Édition de Kehl, 1786-1789.
- Abbé de Fontenai, Galerie du Palais Royal gravée d'après les tableaux des différentes écoles qui la composent, avec un abrégé de la vie des peintres et une description historique de chaque tableau, gravures dont Jupiter et Danaé par Philippe Trière d'après Le Corrège, chez J. Couché et J. Bouillard, Paris, 1786.
- La Sainte Bible contenant l'Ancien et le Nouveau Testament, traduite en Français selon la vulgate par Lemaistre de Sacy, 12 volumes, gravures par Emmanuel De Ghendet, Nicolas Ponce, Philippe Trière d'après Clément-Pierre Marillier, chez Defer de Maisonneuve, libraire à Paris, 1789 - An XII (1804).
- Antoine Mongez, Tableaux, statues, bas-reliefs et camées de la galerie de Florence et du palais Pitti, gravures de Philippe Trière et de Claude-Louis Masquelier d'après les dessins de Jean-Baptiste Wicar, Lacombe, Paris, 1889-1814.
- Jean-François Regnard, Œuvres complètes de Regnard, avec des avertissements et des remarques sur chaque œuvre, gravures dont Les Menechmes par Philippe Trière d'après Jean-Michel Moreau, Veuve Duchesne, Paris, 1790.
- Paul Scarron, Le Roman comique, 3 volumes, gravures dont Sophie tombe le masque devant Dom Carlos par Philippe Trière d'après Jean-Jacques Le Barbier, Didot le Jeune, Paris, 1794.
- Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes ou religion universelle, gravures par Philippe Trière et Jean Louis Charles Pauquet d'après les dessins de Ducoudray, chez Henri Agasse, Paris, An III de la République (1794-1795).
- Jean de La Fontaine, Contes et nouvelles en vers, gravures dont La gageure des trois commères : la servante co-gravée par Philippe Trière et Antoine-Jean Duclos d'après Jean-Honoré Fragonard, Imprimerie de P. Didot, An III de la République (1795)[10].
- Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses - Lettres écrites dans une société et publiées pour l'instruction de quelques autres, gravures par Philippe Trière dont Madame de Merteuil chasse Prévan d'après Charles Monnet et Mort de Madame de Tourvel d'après Marie-Anne Fragonard, Londres, 1796.
- Jean-François de La Pérouse, Atlas du voyage de La Pérouse, gravures dont frontispice par Philippe Trière d'après Jean-Michel Moreau, Imprimerie de la République, 1797[11].
- Salomon Gessner, Œuvres, gravures de Philippe Trière d'après Jean-Michel Moreau, chez Antoine-Augustin Renouard, Paris, an VII (1799).
- Jacques Delille, L'imagination, poème en VIII chants, gravures de Philippe Trière d'après Jean-Jacques Le Barbier, chez Giguet et Michaud, 1806[12].
- Jean Racine, Œuvres complètes de Jean Racine avec les commentaires de Jean-François de La Harpe, augmentées de plusieurs morceaux inédits et peu communs, gravures notamment par Jean-César Macret, Louis-François Mariage et Philippe Trière d'après Jean-Michel Moreau, chez Verdière, libraire à Paris, 1810.
