Wikiwand AI

Philippe d'Anjou

fils de Charles Ier d'Anjou (1255/56–1277) From Wikipedia, the free encyclopedia

Philippe d'Anjou de la Maison d'Anjou-Sicile, (né vers 1256 et mort à Bari le ) est le second fils du roi Charles Ier d'Anjou et de la comtesse Béatrice de Provence. Il est, de temps à autre, prêt à devenir roi de Sardaigne, prince d'Achaïe ou roi de Thessalonique, mais ne monta finalement pas sur le trône.

Naissance
Décès
Faits en bref Roi de Naples, Prince d'Achaïe (d) ...
Philippe d'Anjou
Fonction
Roi de Naples
Titres de noblesse
Prince d'Achaïe (d)
Prince
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Isabelle de Villehardouin (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Blason.
Fermer

Sardaigne

En 1267, Charles dépose une requête auprès du pape Clément IV afin de nommer Philippe roi de Sardaigne, le pape proclame l'île suzeraine. l'île est alors divisée en quatre judicats et est le site de nombreuses rivalités : entre les cités-États de Gênes et de Pise, entre les Guelfes et gibelins (les factions politiques italiennes respectivement pro-papales et pro-impériales) ainsi qu'entre les maisons royales d'Aragon et d'Anjou. Le judicat de Logudoro (ou de Torres) est, depuis le décès de du dernier juge, Adelasia, en 1259, sous domination génoise. Son veuf, Enzio, ayant été nommé de toute la Sardaigne par son père, l'empereur Frédéric IIe, est en captivité. Le , à Sassari, dans le Logudoro, sans l'approbation du pape, le parti des Guelfes élisent Philippe roi de Sardaigne[1]. Les Sardes envoient un représentant à Rome afin de persuader le pape de confirmer l'élection. Malgré le fait que Gênes et le roi Charles partageaient tous deux des sympathies pro-guelfes et pro-papales, Clément refuse d'approuver Philippe[2]. Charles se brouille avec ses alliés génois, et l'élection de Philippe n'est pas reconnue par le roi Jacques Ier d'Aragon, son fils Jacques II de Majorque, ayant été présenté comme candidat rival pour le trône de Sardaigne[3]. Philippe ne visita jamais la Sardaigne[2]. Après 1270, l'île produisit de l'argent qui finit dans les coffres de Charles, et avec lequel celui-ci frappa des pièces de monnaie[4].

Orient latin

En vertu du traité de Viterbe du , Charles prend des dispositions pour que Philippe épouse Isabelle, la fille ainsi que l'héritière du prince Guillaume II de Villehardouin[5]. Selon le traité, Philippe deviendrait l'hériter de Guillaume dans l'éventualité où le prince n'aurait aucun fils, or, si Philippe devait mourir sans descendance, l'héritage reviendrait à Charles ou à l'héritier de Charles. En , les représentants de Charles échangent des serments ainsi que des ratifications concernant le mariage. Le mariage se déroule « avec une grande splendeur » à Trani, dans le royaume de Charles, le . Isabelle, âgée d'à peine une douzaine d'années, vivra avec la famille royale sicilienne au Castel dell'Ovo[6],[7]. En 1272, Philippe et son frère aîné, le futur Charles IIe, sont adoubés par leur père.

En 1274, l'empereur latin Philippe Ier de Courtenay accorde le royaume de Thessalonique, abandonnée depuis qu'elle fut saisie par le despotat d'Épire en 1224, à Philippe. L'empereur est l'époux de Béatrice, la sœur de Philippe[3]. Philippe ne rendit jamais visite à son royaume de nom dans le nord de la Grèce et ne fit aucunement usage du titre. Il promet de rejoindre la grande croisade organisée par le pape Grégoire X avant que ce dernier ne meurt en . Le , Innocent V, le successeur de Grégoire X, le liste parmi ceux ayant pris la croix dans une lettre adressée à la cour byzantine[8].

Décès

Selon le chroniqueur Giovanni Villani, Philippe tombe gravement malade en « serrant une arbalète » (tendere uno balestro) et on l'amène aux eaux de Pouzzoles. C'est un échec, il se rend à Bari afin de déposer une requête pour guérison auprès de Nicolas de Myre . Il meurt, âgé de 21 ans, entre janvier et . Ses droits en Achaïe sont transmis à son père, qui hérite de la principauté suite à la mort de Guillaume en 1278[6],[7]. Il est enterré dans la cathédrale de Trani.

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks