Phyllis Ann Karr

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Phyllis Ann Karr
En septembre 2009.
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Œuvres principales
The King Arthur Companion (d), Frostflower and Thorn (d), Frostflower and Windbourne (d), The Idylls of the Queen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Phyllis Ann Karr, née le à Oakland, est une romancière et nouvelliste américaine de fantasy et de science-fiction, également reconnue comme spécialiste de la légende arthurienne. Elle est notamment l’autrice de The King Arthur Companion (en) et du roman arthurien The Idylls of the Queen (en). Ses œuvres explorent des registres variés, allant de la fantasy pastorale à la sword and sorcery féministe, en passant par le roman policier et la fantasy historique.

Phyllis Ann Karr naît le à Oakland, en Californie[1],[2],[3].

Ses premières publications professionnelles sont des nouvelles policières historiques, parues en dans Ellery Queen's Mystery Magazine[3]. La même année, elle fait paraître sa première œuvre de fantasy, Toyman’s Trade, dans le The Literary Magazine of Fantasy and Terror : ce texte introduit le personnage récurrent de Torin the Toymaker, magicien devenu fabricant de jouets[3].

Parallèlement à sa carrière d’écrivaine, elle développe un intérêt soutenu pour les études sur la légende arthurienne. Elle publie en The King Arthur Companion (en), un ouvrage de référence réédité sous une version enrichie en (The Arthurian Companion) puis révisée en [2],[3],[4].

La création du personnage de Torin the Toymaker inaugure chez Phyllis Ann Karr un cycle de récits situés dans un univers pastoral, éloigné des codes épiques de la high fantasy[3]. Celui-ci comprend un seul roman consacré à ce monde, At Amberleaf Fair ()[2],[3].

Dans les années , elle publie plusieurs romans de fantasy marqués par une sensibilité féministe[5]. Les plus connus sont Frostflower and Thorn (en) () et Frostflower and Windbourne (en) (), qui suivent les aventures de la sorcière Frostflower et de la guerrière Thorn, confrontées à la marginalisation sociale et aux rapports de domination dans leur univers[2],[3]. Elle contribue aussi aux anthologies Sword and Sorceress (en) dirigées par Marion Zimmer Bradley, avec des récits consacrés au personnage de Thorn[6]. Dans le registre de la sword and sorcery, elle publie également Wildraith’s Last Battle en [2],[3].

Phyllis Ann Karr est surtout connue pour ses œuvres liées au cycle arthurien. Son roman The Idylls of the Queen (en) () transpose la matière de Bretagne dans un cadre de roman policier, autour du procès de Guenièvre, accusée d’empoisonnement[7]. Elle poursuit avec plusieurs nouvelles, telles que « Two Bits of Embroidery » (Invitation to Camelot, ) ou « Galahad’s Lady » (Chronicles of the Holy Grail, ), qui interrogent les rapports entre genre, pouvoir et société patriarcale[8]. Dans The Idylls of the Queen, la Dame du Lac apparaît d’ailleurs comme une figure ambiguë[9].

Phyllis Ann Karr publie également un roman sentimental, rédigé à partir du texte inachevé de Jane Austen, Lady Susan, et publié en [3]. Elle explore également la fantasy historique avec Inquisitor Dreams en [2]. Dans Loon Lake Lodge (), elle propose une œuvre dialoguée retraçant une conversation imaginaire avec son mari défunt[2]. Ses publications récentes incluent la fantasy urbaine The Vampire of the Savoy (), le pastiche The Boy Baronet of Oz (), ainsi que la série Ring of Tumboni ()[2].

Analyse de l'œuvre

Les écrits de Phyllis Ann Karr couvrent plusieurs registres, mais se distinguent par la récurrence de thématiques féministes et la remise en question des modèles patriarcaux. Dans ses romans Frostflower and Thorn (en) et Frostflower and Windbourne (en), elle met en scène une guerrière et une magicienne confrontées à des contraintes sociales et sexuelles, leur amitié constituant le cœur du récit[3],[10]. La représentation de la sexualité, de la maternité non désirée et du pouvoir féminin y rompt avec les conventions dominantes de la sword and sorcery des années [10].

Ses réécritures arthuriennes participent d’un mouvement critique féministe plus large, qui revisite la légende pour interroger les rôles de genre et les définitions de la chevalerie[8]. La mise en avant de figures féminines ambivalentes, comme la Dame du Lac, illustre sa volonté de nuancer la vision traditionnelle des enchantresses arthuriennes[9].

Enfin, ses réinterprétations de mythes populaires, comme dans The Gallows in the Greenwood (), où elle imagine une shérif de Nottingham féminine, témoignent de sa démarche consistant à revisiter des récits fondateurs sous un angle critique et contemporain[11].

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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