Pierre-Aimé Lair
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Pierre Aimé Lair, né le à Caen où il est mort le , est un agronome et philanthrope français.
Noël Pierre-Aimé Lair nait dans la paroisse Saint-Jean de Caen le 21 mai 1769[1],[2]. Élevé à Paris, Lair est destiné par sa famille à remplir la place de lieutenant de police que son grand-père a occupée. Mais la Révolution fait obstacle à ce projet. Pour échapper à la réquisition, le jeune Lair entreprend d'étudier la médecine sous la direction des deux plus habiles professeurs de cette époque : Dusault et Corvisart. Quelques années après, ne craignant plus d'être conduit de force sous les armes et ne voulant pas davantage suivre la carrière médicale, pour laquelle il n'a aucune vocation, il se met à voyager pour son plaisir et son instruction. Il parcourt à pied, pendant quatre années, la France, les Pays-Bas, la Hollande et l'Allemagne, de 1796 à 1800.
Au retour de voyage, Lair se fixe à Caen, et presque aussitôt il devint secrétaire de la Société d'agriculture et de commerce, une des premières établies en France. Jusqu'à la fin de sa carrière, il ne cesse de se consacrer à l'amélioration de ses concitoyens. On lui doit les expositions publiques des produits des beaux-arts et de l'industrie organisées à Caen à cinq époques différentes, les courses de chevaux et la fondation d'une multitude d'établissements philanthropiques.
Lair a également contribué pour une large part à la création de la Société linnéenne, de la Société philharmonique, de la Société des Antiquaires de Normandie. Adjoint au maire de Caen en 1810, conseiller de préfecture de 1811 à 1851, il a, en cette double qualité, concouru à toutes les mesures, encouragé tous les efforts, et s'est dévoué aux intérêts du pays et de ses administrés. Pendant plus d'un demi-siècle, il est le promoteur et l'âme de toutes les institutions utiles de sa ville natale qui l'appelait : « le bon M. Lair ».
Lair n'est pas, à proprement parler, un littérateur, un artiste, un antiquaire, un naturaliste, un agriculteur, un industriel. Mais il a néanmoins, par son initiative, par son gout du beau, du bon et de l'utile, contribué aux progrès des lettres, des beaux-arts, des sciences, de l'agriculture et de l'industrie. Sa plume a été aussi active que sa parole et sa bourse. Il a non seulement rédigé les travaux de la Société d'agriculture et de commerce pendant près de quarante ans, présenté les comptes-rendus des cinq premières expositions publiques des produits des arts du Calvados, fourni plusieurs articles aux Annales des Voyages, au Dictionnaire d'Histoire naturelle de Déterville, à la Biographie universelle, ainsi que de nombreuses notices de sciences appliquées et d'économie publique. Il a également fait frapper et répandre partout des médailles en l'honneur des Normands illustres. Celle qu'il fait exécuter, en 1816, par Catteaux, à la mémoire de Malherbe, a servi de modèle à toutes celles qui ont été publiées depuis. De même, il fait placer des inscriptions commémoratives sur les maisons où naquirent Marot, Malherbe, Rouelle, Laplace, Segrais, etc. Il fait aussi les frais des prix à décerner par l'Académie de Caen aux meilleures notices sur la vie et les travaux de Choron, de Dumont d'Urville, et autres célébrités contemporaines.
Membre depuis 1808 de toutes les associations ayant pour but les progrès de l'esprit humain et de la morale publique, il est correspondant de presque toutes les académies et sociétés littéraires ou scientifiques de France, secrétaire de la Société d'Agriculture et de Commerce de Caen, membre de l'Académie des Sciences, arts et belles-lettres de Caen qu'il préside en 1833 et 1834. Il est fait officier de la Légion d'honneur en 1831[2].
Il meurt à son domicile, rue du Pont-Saint-Jacques à Caen, le 2 janvier 1853[1]. Dans son testament, il lègue une partie de son patrimoine à différentes œuvres charitables de la ville de Caen[3].
Distinctions
Publications partielles
- Extrait de ses Voyages en France, 1799.
- Essai sur les combustions humaines produites par un long abus des liqueurs spiritueuses, 1800 Cette brochure a été traduite eu plusieurs langues.
- Description de l’ouverture de l’avant-port de Cherbourg, le , 1813.
- Notice sur les bains de Bagnoles, 1813.
- Description des jardins de Courset, situés aux environs de Boulogne-sur-Mer, 1814.
- Carte de l’arrondissement de Bayeux, sur une feuille grand-aigle.
- Notice sur la pêche, le parcage et le commerce des huitres, 1826.
- Rapport sur les voyages de Dumont d’Urville, alors capitaine de frégate, 1828.
- Notices historiques sur plusieurs Normands célèbres, notamment celle sur Gabriel Moisson de Vaux