Pierre-Jean Hellemans
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Pierre Jean Hellemans est né à Bruxelles, dans la maison de ses parents sise à la Grande rue au Beurre[1], le 21 novembre 1787 et fut baptisé [2] le lendemain à l'église Saint-Nicolas. Son père, Joannes Josephus Hellemans, mercier, était originaire d'Anvers, où il avait été baptisé à Notre-Dame en 1752. En fait, celui-ci devint habitant de Bruxelles dès son jeune âge, dès 1762, car son père Franciscus Hellemans, fabricant de fils[3], né à Edegem, s'était fixé à Bruxelles et en avait obtenu[4] la bourgeoisie en 1765. Joannes Josephus Hellemans, marchand de fils comme son père[5] épousa à Bruxelles, à Saint-Nicolas[6] le 31 août 1784, une bruxelloise, Marie Alexis Doremans, née à Bruxelles, baptisée à Saint-Nicolas, habitant également à la Grande rue au Beurre (la Maison de l'Âne, 39 Grand-Place de Bruxelles) et qui était la fille de Jean Doremans[7], maître argentier[8], maître orfèvre[9], et de son épouse Marie Catherine Joseph Stoefs[10] qui s'étaient mariés à Saint-Nicolas le 10 octobre 1744.


Pierre Jean Hellemans, exempt de service militaire[11] épousa à Bruxelles[12] le 21 février 1821 sa nièce Jeanne Marie Joséphine Hellemans, peintre de fleurs et de fruits, née à Bruxelles le 11 janvier 1796, fille de son frère Urbain et d'Anne Jacqueline Morren. Urbain Hellemans, qui avait été doyen[13] des merciers en 1793, de la Nation de Saint-Gilles, était déjà mort[14] et sa veuve était alors qualifiée de marchande. Jeanne Hellemans, épouse de Pierre Jean, mourut à Bruxelles[15], à son domicile, à la rue des Boîteux, le 1er octobre 1837. Leur fils, Joseph, né à Bruxelles en 1827, sera caissier principal à la Banque nationale et épousera à Bruxelles[16] en 1857 Alida Picard. Leur deuxième fils, Urbain Louis, né à Bruxelles en 1834, propriétaire, épousa à Bruxelles[17] en 1864 Marie Hortense Jambers, fille[18] du brasseur bruxellois Jean Baptiste Jambers.
Pierre-Jean Hellemans est élève de Jean-Baptiste Rubens et de Jean-Baptiste De Roy à l'Académie de Bruxelles entre 1807 et 1809. François-Joseph Navez est l'un de ses camarades de classe. À l'académie, il remporte tous les prix de concours existants dans sa discipline. Il s'intéresse d'abord aux sujets mythologiques, historiques et religieux, comme son Énée et Vénus et son Sacrifice d'Abel.
Il se tourne rapidement vers la peinture de paysage, préférant les vues pittoresques de la région bruxelloise - encore rurale - et des Ardennes : Anderlecht, Schaerbeek, Forêt de Soignes, Waterloo, la Meuse, sur des châteaux comme celui de Laeken ou « La Follie » à Écaussinnes-d'Enghien. Ses paysages sont parfois complétés par des animaux du peintre animalier Eugène Verboeckhoven et dessinés par tous les deux. Il prête également son concours en peignant les paysages de Charles Brias[19].
Ses paysages sont d'une valeur inestimable pour la connaissance de la topographie des nombreux villages et maisons de campagne qu'il a peints. Des sites qui sont aujourd'hui souvent absorbés par la ville. Dans son atelier, il forme également plusieurs élèves tels Jean-Michel Cels, Jeanne Marie Joséphine Hellemans, Jean Baptiste Van Eycken et Jean Baptiste Kops[20].
Pierre Jean Hellemans meurt le à son domicile bruxellois du no 21 de la rue des Boiteux[21].