Lorsqu'en 1787, la décision est prise de supprimer la compagnie, il fait partie des cinquante derniers chevau-légers qui proposent de servir le roi sans appointements[1].
Son signalement à quarante-cinq ans: homme de paradoxe, un mètre quatre-vingt-dix-huit, yeux bleus, beau parleur et le cerveau bourré d'idées.
Élu par la suite à la Convention nationale, il vote, en 1793, la mort de Louis XVI, «avec l'amendement de Mailhe», mais ne joue aucun rôle important. En effet, son épouse, ses enfants et le reste de sa famille sont en total désaccord avec lui, dès le début des évènements, et lui tournent le dos.
Son fils aîné, ancien page du comte d'Artois, «quitte le domicile paternel à son insu» en , pour rejoindre l'armée des princes à Coblence. Il ne pardonnera jamais à son père son attitude et reste en Allemagne après la Révolution.
La situation de Bonnet sera donc des plus délicates et il doit s'en justifier[3] afin de sauver sa tête. Après la session, il est nommé commissaire du Directoire exécutif dans le Calvados[4].
↑ J. de la Trollière et R. de Montmort, Les chevau-légers de la garde du Roy 1592-1787.
↑ Henri Pellerin, «Le Manoir de Meautry, à Montpinçon», Le Pays d'Auge, , p.7-10 (lire en ligne).
↑ Archives départementales du Calvados. Biens nationaux, Bonnet de Meautry.