Jean-Baptiste Mailhe

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Baptiste Mailhe, né le à Guizerix (généralité d'Auch, actuel département des Hautes-Pyrénées)[1], mort le à Paris (ancien 11e arrondissement)[2], est un homme politique de la Révolution française.

Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jean Baptiste Mailhe ou Jean MailheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Membre du Conseil des Cinq-Cents, Naissance ...
Jean-Baptiste Mailhe
Fonction
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Jean Baptiste Mailhe ou Jean MailheVoir et modifier les données sur Wikidata
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Conseil des Cinq-Cents
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Entre 1791 et 1797, il est député de Haute-Garonne à l'Assemblée nationale législative, à la Convention nationale où il vote la mort avec sursis de Louis XVI, et au Conseil des Cinq-Cents.

Biographie

Sous l'Ancien Régime

Jean-Baptiste Mailhe, né Jean Mailhe, est issu d'une famille de petite bourgeoisie. Son père, Jean-Félix Mailhe, est un petit propriétaire.

Il effectue des études de droit à la faculté de Droit de Toulouse. En 1775, il est reçu bachelier de droit et avocat au parlement de Toulouse[3]. Parallèlement à sa carrière de juriste, il fréquente, entre 1777 et 1784, l'Académie des Jeux floraux, où il côtoie Bertrand Barère, et où il reçoit quatre récompenses[4].

Mandat à la Législative

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Jean-Baptiste Mailhe, alors procureur-syndic de Haute-Garonne, est élu député du département, le deuxième sur douze, à l'Assemblée nationale législative[5].

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , dès le début de son mandat, il adhère au club des Jacobins, qu'il préside en [6]. En , il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance[7]. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[8].

Mandat à la Convention

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Jean-Baptiste Mailhe est réélu député de la Haute-Garonne, le premier sur douze, à la Convention nationale[9].

Il siège sur les bancs de la Plaine et prend une part active aux travaux de la Convention girondine. Membre du Comité de législation dès le [10], il présente, le , un rapport qui conclut à la capacité de la Convention à juger Louis XVI[11]. Le , il est élu secrétaire, aux côtés de Jean-Louis Carra (député de Saône-et-Loire), de Jacques Defermon (député d'Ille-et-Vilaine) et de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau (député de l'Yonne), sous la présidence de Henri Grégoire (député du Loir-et-Cher)[12].

Lors du procès de Louis XVI, Jean-Baptiste Mailhe vote la mort, rejette l'appel au peuple et mais se prononce en faveur du sursis à l'exécution de la peine[13]. Il déclare, lors du troisième appel nominal, relatif à la peine encourue[14] :

[...] je vote pour la mort de Louis. Je ferai une seule observation. Si la mort a la majorité, je pense qu'il serait digne de la Convention nationale de d'examiner s'il ne serait pas politique et utile de presser ou de retarder le moment de l'exécution. Cette proposition est indépendante de mon vote. Je reviens à la première question et je vote la mort.

« L'amendement Mailhe », auquel adhèrent vingt-six députés, provoque une controverse sur le nombre de scrutins en faveur de la mort de Louis XVI : sur 721 votants, 361 se prononcent pour la mort, 360 se prononcent pour d'autres peines et 26 votent la mort assortie de l'« amendement Mailhe »[15]. Cet amendement est critiqué par les députés de la Montagne qu'ils assimilent à une manœuvre pour sauver le roi[16].

Le , Jean-Baptiste Mailhe est envoyé, aux côtés de Lazare Carnot (député de la Côte-d'Or), auprès de la section parisienne de Quatre-Vingt-Douze, puis, aux côtés de Robert Lindet (député de l'Eure), auprès la section du Panthéon-Français[17]. Le , il est envoyé en mission, aux côtés de Pierre Lombard-Lachaux (député du Loiret) dans les départements de l'Aude et de la Haute-Garonne afin d'y accélérer la levée en masse[18].

Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze. Lors des journées du 31 mai et du 2 juin, au terme desquelles les Girondins sont arrêtés, il est également absent.

Après la chute de Robespierre, Jean-Baptiste Mailhe adhère à la réaction thermidorienne. Le 2 pluviôse an III (le ), il est envoyé en mission dans les départements de la Côte-d'Or et de l'Yonne.

Mandat aux Cinq-Cents

Réélu au conseil des Cinq-Cents par les Hautes-Pyrénées, il plaide en faveur d'une loi d'amnistie envers les émigrés et devient membre du Club de Clichy.

Non réélu, il devient rédacteur du Journal général de France, de tendance royaliste, et est proscrit après le coup d'État du 18 fructidor an V.

Il vit réfugié à Hambourg.

Période napoléonienne et suivantes (1800-1834)

Après le coup d'état du 18 Brumaire, qui porte le général Bonaparte au poste de Premier consul, il se constitue prisonnier et bénéficie de l'amnistie du 13 nivôse an VIII ().

Avocat à Paris dès 1801, il n'exerce plus aucune fonction politique, refusant le poste de secrétaire général de la préfecture des Hautes-Pyrénées.

Proscrit à la Restauration en tant que régicide, il s'établit à Bruxelles, où il continue d'exercer sa fonction d'avocat.

Il ne rentre en France qu'après la révolution de 1830 (avènement de Louis-Philippe).

Écrits

  • Seconde lettre a M. l'abbé de Barthe, prêtre, chanoine, professeur royal, & doyen de la faculté de théologie de Toulouse, conseiller en la chambre souveraine du clergé, prieur, seigneur de Sescairoles, 1789[19].
  • Réquisitoire fait par M. Mailhe, procureur-général-syndic du département de la Haute-Garonne, le , devant messieurs les administrateurs composant le directoire de ce département, 1790[20].
  • Instruction de M. Mailhe, procureur-général-syndic, aux citoyens du Département de Haute-Garonne, relativement aux assemblées primaires, 1790[21].
  • Discours prononcé sur l'autel de la patrie, par M. Mailhe Avec le serment civique, & les adresses à l'Assemblée nationale & au Roi, 1790[22].
  • Adresse de monsieur le procureur-général-syndic à messieurs les curés, vicaires, desservans, & au bon peuple du département de Haute-Garonne, sur la constitution du Clergé, 1790[23].
  • Rapport sur les clubs et sociétés populaires, fait à la Convention nationale, au nom des Comités de Salut public, de Sûreté générale & de Législation, par Mailhe, député du département de la Haute Garonne, dans la séance du 6 fructidor, an 3, 1795[24].

Notes et références

Voir aussi

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