Pierre-Nicolas Tourgueneff
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| Président Société d'horticulture de Bougival (d) |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Pierre Nicolas Alexandre Tourgueneff |
| Surnom |
Figaro |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Famille |
Maison Tourgueniev (d) |
| Père |
| Membre de |
Société d'horticulture de Bougival (d) |
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| Mouvement |
École animalière (en) |
| Maître | |
| Distinction |
Pierre-Nicolas Tourgueneff, né le à Paris 1er et mort, le à Paris 7e, est un sculpteur et peintre français.
Quatrième enfant et second fils de Clara Viaris de Lesegno et de Nicolas Tourgueniev, économiste russe condamné à mort par contumace, sous Nicolas Ier, pour ses liens avec les insurgés décabristes, Tourgueneff a été l’élève d’Emmanuel Frémiet[1].
Surnommé « Figaro »[2], il s’est, comme son maitre, spécialisé les sujets animaliers, avec des portraits de chevaux et de chiens. Sculpteur animalier de premier ordre, amateur fervent et passionné de chevaux, il s’est à peu près spécialisé dans l’étude de ces animaux, et on lui doit une quantité de bêtes isolées ou groupées, nues ou montées, qui révèlent une connaissance remarquable de l’anatomie et des allures du cheval.
À partir de 1880[3], il expose, tous les ans, au Salon des artistes français[4], où ses envois étaient toujours recherchés par les connaisseurs. Grand habitué du Concours hippique[5], il était également un des fournisseurs les plus assidus de sa petite exposition spéciale[2].
On lui doit également des figures équestres, en majorité des militaires de son époque ou du Premier Empire. Il est notoirement l’auteur du monument du peintre Jalabert et de la statue d’Alexandre III pour l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg. Ses œuvres ont été éditées en bronze et en exclusivité par la fonderie Susse. Nombre d’entre elles, surtout des statuettes, avaient été exposées en bronze au Salon.
Demeurant dans un hôtel particulier hérité de ses parents au 97 rue de Lille à Paris, il avait également son atelier au château de Vert-Bois, où il séjournait le plus souvent. Il reçoit la visite d'écrivains, d'artistes, de peintres et de dessinateurs comme Jean-Louis Forain, Roger-Joseph Jourdain, Ernest Ange Duez[6], ou le journaliste au Gaulois, Miguel Zamacoïs[7].
Récipiendaire de mentions et de médailles en 1882 1883, 1885, 1886, et d’un grand prix à l’Exposition Universelle de 1889, il a été nommé chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, le [4]. Il était également président de la Société d’horticulture de Bougival[8].
Mort en son domicile, il a été, à l’issue d’obsèques célébrées à l’église orthodoxe russe de Paris[8], inhumé au cimetière du Père-Lachaise, où un discours a été prononcé par le maire de Bougival[9].
Collections publiques
- France
- Nîmes, jardins de la Fontaine : Charles Jalabert, 1904, buste en bronze
- Musée des beaux-arts de Nîmes : Charles Jalabert, 1904, buste en bronze
- Paris, musée de l'Armée
- Paris, musée d'Orsay : Chevaux de Halage, 1903, bronze. Le plâtre a été exposé au Salon des artistes français de 1887.
- Russie
- Saint-Pétersbourg, palais de Marbre : Alexandre III de Russie, 1910, statue équestre en bronze.
Éditions en bronze
Le catalogue[10] publié par la fonderie Susse au début du XXe siècle référence les œuvres suivantes, éditées en bronze patiné, quelques-unes en bronze doré :
- Archer, 73 et 37 cm
- Chasseur en vedette, 38 cm
- Cheval Anglais, 47 cm
- Cheval Cob, 23 cm
- Cheval demi sang, 48 cm
- Cheval au dressage, 31 cm
- Cheval Norfolk, 32 cm
- Cheval de selle, 31 cm
- Chien barbet assis (scotch terrier), 16 cm
- Chiens bassets, groupe, 12 cm
- Chien à l’escargot, 6 cm
- Chien griffon basset (à la piste), 11 cm
- Chien de police, 19,5 cm et 10 cm
- Tête de chien, 23 et 6 cm
- Cuirassiers à la charge, 46 cm
- Dogue, 19 et 12 cm
- Dragon en vedette, 40 cm
- Grenadier de la garde, 62 cm
- Hussard 1806, 61 cm
- Jument Thérésa, 17 cm
- Groupe de deux juments, 41 cm
- Poulinière, 28 cm
- Retour du Labour, 50 cm
Expositions
- Le Pastour, statue équestre, plâtre exposé au Salon de 1886, bronze présenté à l'Exposition universelle de 1889 à Paris, où il obtient un grand prix
- « L'atelier de Pierre Tourgueneff », Centre culturel l'Ermitage, Rueil-Malmaison, du au [11] .