Ernest Ange Duez

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Décès
Nom de naissance
Ange Ernest DuezVoir et modifier les données sur Wikidata
Ernest Ange Duez
Portrait photographique de Nadar.
Fonction
Président
Société des amis des arts du département de l'Eure (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Ange Ernest DuezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Maître
Genre artistique
Distinctions
Œuvres principales
Autour de la lampe (d), Saint Cuthbert (d), Ulysse Butin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'Ernest Ange Duez
Signature au bas d'une lettre à Jules Massenet, le 8 novembre 1889.
Sépulture au cimetière de Montmartre.

Ernest Ange Duez, né le à Paris et mort à Saint-Germain-en-Laye le , est un peintre, graveur et illustrateur français.

Peintre, pastelliste et aquarelliste au trait subtil, peintre de la vie quotidienne, Duez est un portraitiste habile et un illustrateur reconnu.

Fils d'un marchand tailleur, Ernest Ange Duez naît dans l'ancien 3e arrondissement de Paris le .

Il devient l’élève à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers d'Isidore Pils et de Carolus-Duran[1] et débute, en 1868, avec une Mater Dolorosa, au Salon[2]. Y exposant régulièrement, il y est récompensé à deux reprises, par une médaille de 3e classe en 1874 pour un diptyque intitulé Splendeur et Misère, montrant d’un côté, la courtisane au milieu de son luxe, de l'autre, la vieille chiffonnière, son premier succès, puis par une médaille de 1re classe qui distingue en 1879 son triptyque célébrant la vie obscure de Saint Cuthbert, acquis par l’État pour le musée du Luxembourg[1].

Ami d'Alphonse de Neuville, Augustin Feyen-Perrin, Édouard Detaille, André Gill et Ulysse Butin, il est un actif admirateur d'Édouard Manet[3]. Son inspiration artistique se partage essentiellement entre portraits, sujets religieux, scènes de genre et marines de bord de mer, peintes d'après nature à Villerville en Normandie[1]. Comme illustrateur, il dessine notamment les planches des Travailleurs de la mer de Victor Hugo et de La Terre d'Émile Zola[1].

Il se lie avec le peintre américain John Singer Sargent et il exposent ensemble lors d'une exposition historique à la galerie Georges Petit en . Tous deux ardents admirateurs d'Édouard Manet, ils avaient leurs ateliers côte à côte sur le boulevard Berthier à Paris. Sargent réalise le portrait de Duez et lui en fait cadeau en réponse à une étude d'hortensias bleus de Duez[4]. Il a incorporé les mêmes fleurs bleu pâle à l'arrière-plan de son portrait[5].

Ernest Ange Duez, vers 1884, John Singer Sargent, Metropolitan Museum, New York.

Chevalier de la Légion d'honneur, depuis le , il est promu officier, le , à l'occasion de sa participation, comme exposant hors-concours, à l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Il est l'un des 18 membres fondateurs de la nouvelle Société nationale des beaux-arts en 1890. Il est aussi président de la Société des amis des arts du département de l'Eure, en 1893[6]. Il a pour élève Henri Caruchet.

Son voisin et ami est le sculpteur Pierre-Nicolas Tourgueneff qui a son atelier au château de Vert-Bois, sur la commune de Rueil-Malmaison, où il séjourne le plus souvent[7]. Installé à Bougival depuis quelques jours[2], il est mort brutalement d'une hémorragie cérébrale, lors d’une promenade à bicyclette, avec Roger Jourdain[1], route d’Achères, près la croix de Noailles[8], dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye[9], il est transporté sans vie au Vert-Bois[7].

Il repose au cimetière de Montmartre. Il avait épousé en à Paris Amélie Lebatard[10], chanteuse amatrice de quelque renom, à qui Gabriel Fauré a dédicacé son Aubade[4].

Collections publiques

Splendeur (vers 1874), Paris, musée Carnavalet.

Illustrations

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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