Pierre-Noël Denieuil

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Nom de naissance
Pierre-Noël Marcel DenieuilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation

Pierre-Noël Denieuil, né en 1951 à Saint-Étienne, est un sociologue et anthropologue français[1], directeur de recherche au CNRS émérite, spécialiste des cultures d'entreprise au Maghreb et des questions migratoires, notamment en Tunisie. Il est membre de l'URMIS, unité de recherche migrations et sociétés, CNRS/IRD.

Origines et famille

Il est le fils de Gabrielle Antoinette Jourda de Vaux de Chabanolle et de Jacques Denieuil.

Parcours

Dans sa jeunesse, Pierre-Noël Denieuil s'intéresse à la littérature et à la philosophie, notamment à celle de Hegel dont il retient la théorie dialectique du dépassement (Aufhebung), et pratique le théâtre. Après le baccalauréat, il décide alors de quitter sa ville natale pour entreprendre des études en sciences humaines.

En 1973, il rencontre l'ethnologue Robert Jaulin, ancien élève de Claude Lévi-Strauss, avec qui il se lie d'amitié et qui lui donne le goût de l'ethnologie. Robert Jaulin est alors son professeur à l'Université Paris VII. Ils collaborent jusqu'au décès de ce dernier en 1996.

En 1979, il soutient sa thèse en ethno-technologie à l'Université Paris VII sur Les jeux et les jouets[2], qui constitue un essai sur la vie des objets dans le monde moderne. Le jury est composé du psychologue social Serge Moscovici, de Robert Jaulin, et de l'anthropologue littéraire Michèle Duchet.

Il rentre en 1981 au CNRS et travaille avec Philippe d'Iribarne sur les déterminants culturels des organisations.

Il devient en 1988 chercheur associé à l'École des hautes études en sciences sociales au sein de l'Équipe de recherche en ethnologie urbaine et industrielle (ERAUI). En 1992, il intègre le laboratoire de sociologie du changement des institutions (IRESCO). Il collabore par la suite avec les sociologues Pierre Bouvier (initiateur en France de la socio-anthropologie), Renaud Sainsaulieu et Odile Piriou.

En 2004, il devient titulaire de l'habilitation à diriger des recherches à l'Université Paris V Sorbonne René Descartes, et publie Cultures et société, Itinéraires d'un sociologue aux Éditions L'Harmattan, qui propose une lecture transversale de la notion de culture, comme ciment des rapports sociaux et vectrice de lien social. Il y montre que la culture est un « outil de résistance symbolique et de résistance pour les dominés du rapport social »[3].

Ses enquêtes de terrain se poursuivent au Maroc et en Tunisie. Il collabore notamment avec le sociologue Abdel-Khalek Bchir, le sociologue Mohamed Madoui et la sociologue Houda Laroussi.

De septembre 2008 à août 2013, il dirige l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain basé à Tunis (IRMC[4]), un des 27 centres de recherche français à l'étranger (IFRE), alors que le pays connaît une Révolution sans précédent en 2011 avec le renversement du régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Il rédige la biographie de ces cinq années, parue sous le titre Le chercheur, le diplomate et la révolution[5].

En 2014, il est également chercheur détaché à l'IRD.

Il participe à la fondation d'un Centre d'anthropologie à Sousse (FLSH), qui devient partenaire du programme interdisciplinaire Film et Recherche en Sciences Humaines (FRESH) de la MRSH Université de Caen-Normandie.

En 2021, après plusieurs stages en restaurants, il obtient un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) en cuisine et se consacre à cette passion, mélangeant une cuisine française de terroir à la cuisine orientale tunisienne et ottomane.

Publications

Notes et références

Liens externes

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