Pierre-Paul Geoffroy
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 81 ans) |
| Nationalité |
| Parti politique | |
|---|---|
| Membre de |
Pierre-Paul Geoffroy, né le à Berthierville au Québec[1] et mort le [2], est un militant du Rassemblement pour l'indépendance nationale[1]. Par la suite, il s'engage dans le Front de libération du Québec[1].
Cadet d'une famille de trois enfants, il est le frère de Jacques Geoffroy[3], ancien journaliste et auteur, et l'oncle de l'éditeur et journaliste Nicolas Langelier.
Il adhère au Rassemblement pour l'indépendance nationale en 1964 où il devient secrétaire de l'exécutif local[1]. Il obtient sa carte de compétence comme artisan-imprimeur à l'École des Arts graphiques de Montréal puis s'inscrit en science politique au collège Sainte-Marie[1].
Le , il est arrêté et brutalisé lors d'une manifestation de solidarité avec les travailleurs de l'usine de Seven-Up qui sont en grève[4].
De à , le réseau felquiste qu'il dirige se signale par plusieurs attentats à la bombe, dont celui à la Tour de la Bourse de Montréal, le , qui fait 27 blessés et des milliers de dollars en dommages[5].
Le , lors d'une perquisition de routine dans l'appartement de Geoffroy, environ 200 bâtons de dynamite, une centaine de détonateurs et deux bombes non amorcées sont trouvés[6]. Geoffroy avouera son implication dans une quinzaine d'attentats à la bombe mais refuse de donner le nom des autres membres du réseau. Il est accusé de 31 attentats à la bombe perpétrés au cours de 1968 et au début de 1969[7]. Pour protéger ses camarades, il plaide coupable aux 129 chefs d'accusation déposés contre lui et est condamné à 124 peines d'emprisonnement à perpétuité, un record dans le Commonwealth[7],[8]. Il sera l'un des 23 détenus dont le FLQ demande la libération en échange de celle du diplomate James Richard Cross[9]. Après 12 ans d'incarcération, il est libéré sous conditions le [7].