Pierre Anglade
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Fils d'officier de carrière, Pierre Anglade est né le à Andernos les Bains en Gironde.
En , il vient habiter Bordeaux avec sa famille et entre au lycée Montesquieu.
Il entre dans le scoutisme en 1934, dans la Fédération protestante.
Reçu au baccalauréat en , il quitte Bordeaux, devant l'avancée allemande, pour la maison familiale d'Andernos les Bains avec sa mère, sa sœur et son frère.
Sur les recommandations de sa mère, Pierre Anglade part le vers le sud à bicyclette, avec son jeune frère de seize ans Jean-Bernard et son cousin Luc, pour trouver un embarquement en Méditerranée à destination de l'Afrique du Nord où ils espèrent que la guerre se poursuivra.
A Agen, ils prennent le dernier train pour Sète. A Sète, le lendemain, ils parviennent à embarquer sur un bateau anglais, le Britannic, rapatriant en Grande-Bretagne des soldats polonais et tchèques.
Le le bateau appareille et parvient à Gibraltar le lendemain. C'est à bord du paquebot Neuralia, transformé en transport de troupes, qu'ils arrivent en Angleterre le . Apprenant qu'une force s'est constituée autour d'un général français, le général de Gaulle, les trois jeunes gens renoncent à s'engager dans l'armée anglaise pour s'engager dans les Forces françaises libres avec lesquelles ils défilent, sans armes, le à Londres.
Affecté à la 1ère Compagnie du Génie, Pierre Anglade prend part à l'expédition de Dakar en .
Envoyé en à Douala, au Cameroun, il est ensuite admis comme élève officier à Brazzaville en .
Promu aspirant le , Pierre Anglade est affecté à la mi-septembre au 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM).
Il participe avec son unité à la campagne de Libye au sein de la Brigade du général Koenig et notamment à la dure défense du siège de Bir-Hakeim, du au .
Là, il enraye, par son action personnelle l'attaque d'une compagnie allemande. Pris à partie à moins de 200 mètres par de violents tirs d'infanterie, il seconde avec brio son commandant de compagnie, en observant et en le renseignant sur la situation dans un secteur qui échappait à ce dernier.
Cette attitude courageuse lui vaut de recevoir la Croix de la Libération. Il poursuit la guerre au sein du Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP), fusion du 1er BIM et du Bataillon du Pacifique, à l'issue des combats de Bir-Hakeim.
Promu sous-lieutenant en , il poursuit la guerre comme chef de section en Libye et en Tunisie avec la 1ère Division française libre.
En il reçoit ses galons de lieutenant et prend part à la campagne d'Italie où il est blessé le à Girofano par des éclats de mortier.
Il débarque en Provence le et combat dans les Vosges où il est de nouveau blessé par des éclats de mine le . Après la libération du territoire national il quitte l'armée en
Après guerre, Pierre Anglade suit les cours de la France d'outremer et est nommé administrateur adjoint des Colonies.
En , il embarque pour prendre ses fonctions au Dahomey (Bénin). Victime d'une péritonite à bord, il est transporté à l'hôpital de Porto Novo dès son arrivée mais y décède le . Pierre Anglade est inhumé à Andernos (Gironde)[1].