Pierre Bauby
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Parti communiste marxiste-léniniste de France (-
Parti socialiste (depuis )
| Président Mutuelle nationale des étudiants de France | |
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Parti socialiste unifié (jusqu'en ) Parti communiste marxiste-léniniste de France (- Parti socialiste (depuis ) |
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| Directeur de thèse |
Pierre Bauby, né le à Paris, est un syndicaliste, homme politique et politologue français.
Jeunesse et études
Après son baccalauréat obtenu en 1962, Pierre Bauby poursuit ses études d'abord à l'école d'électricité industrielle de Paris, puis, à partir de 1966 à Sciences Po Lyon.
Parcours professionnel
Pierre Bauby milite au PSU à partir de 1965. Il est d'ailleurs candidat aux élections législatives de 1968 pour ce parti, mais n'obtient qu'un score marginal dans la circonscription tenue par Louis Joxe.
Parallèlement, il est militant à l'Union des grandes écoles, affiliée à l'UNEF, il préside la section lyonnaise de la MNEF en 1966, et obtient la mixité des résidences universitaires. Président de l'union générale des étudiants de Lyon (UNEF) de 1967 à 1968, il joue un rôle actif et important dans le mouvement de Mai 68 dans cette ville. Brièvement président national de la MNEF (février-)[1], il entre alors dans la vie active, obtenant un emploi d'ingénieur économiste (au sein du service des études économiques générales) à EDF. Il poursuit son engagement syndical au sein de la CFDT, qu'il quitte en 1981 pour rejoindre la CGT. Son parti souhaitait s'implanter dans la CGT pour recruter et se rapprocher des militants du PCF. Il a eu des fonctions de permanent syndical dans ces deux organisations.
L'année suivante, il se rapproche de la tendance « gauche révolutionnaire » du PSU qu'il quitte pour rejoindre le Parti communiste marxiste-léniniste de France en 1974. Il prend rapidement des responsabilités au sein du PCMLF : membre du comité central (1974), du bureau politique (1975), puis du secrétariat (1980). Obtenant sa légalisation sous le nom de Parti communiste-marxiste-léniniste (PCML) en 1978, le parti désigne Pierre Bauby comme candidat à l'élection présidentielle de 1981[2],[3]. Il ne parvient cependant pas à obtenir les parrainages nécessaires pour que cette candidature soit validée.
Pierre Bauby incarne alors la volonté de réorientation politique au sein du PCML, qui se traduit d'abord par un appel à voter pour François Mitterrand au second tour de l'élection présidentielle[4], tout en développant une théorie d'État stratège, finalement État neutre, et la transformation du PCML en Parti pour une alternative communiste en 1986, contre l'avis de son chef de file historique Jacques Jurquet[5].
Pierre Bauby a fait partie de la délégation du PCML invitée au congrès du PS, et il va soutenir une ligne d'accompagnement critique des politiques du PS. Il soutient la proposition des dirigeants socialistes d'intégrer le PCML comme tendance du PS. Jacques Jurquet a qualifié Pierre Bauby de "social-démocrate de gauche" dans son ouvrage A contre-courant (Le temps des cerises). Ce parti reste cependant très marginal et ne parvient pas à simplement conserver les effectifs militants du PCML. Après la dissolution du PAC, en 1989, Bauby adhère au Parti socialiste et en devient délégué national aux services publics. Après avoir fait sa thèse avec Jean-Louis Quermonne en 1990[6], il réintègre un poste professionnel à EDF et anime un projet de prospective sur Électricité et mutations idéologiques. En 1992, il devient animateur de l'Observatoire Électricité et sociétés. Il devient aussi enseignant en science politique. Il travaille sur les concepts de service public au sein de l'Union européenne