Pierre Camille Galmiche
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Camille Auguste Marie Pierre Galmiche |
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Pierre Camille Galmiche, né le à Metz et mort le à Nice, est un magistrat français.
Jeunesse et études
Pierre Camille Galmiche, né à Nice[1], est le fils du général Marie-Olivier Galmiche. Il étudie au collège Stanislas puis à la faculté de droit de Paris et à l'École libre des sciences politiques "Sciences Po" où il obtient sont doctorat en droit[2],[3].
Carrière
Parcours professionnel
Il débute à Paris en octobre 1946 comme attaché stagiaire à la cour de cassation. Nommé Juge suppléant au Ressort de la cour de Dijon en 1949 et Paris en 1950.
Promu juge de classe 3 en 1952 puis juge d'instruction au tribunal de première instance d'Autun.
En 1954, il est affecté à Provins puis Melun en 1958.
En 1961, Il représente le ministère public en tant que procureur du tribunal de première instance de Constantine[2],[4].
Affaires notoires et dossiers sensibles
Lors de son installation officielle à Bordeaux par le préfet de région Verger, l'avocat général évoque les affaires délicates de par la qualités des justiciables mis en cause[5].
Initiation du dossier Catastrophe du boulevard Lefebvre en 1964 en tant que juge d'instruction au tribunal de première instance de la Seine[6].
Promu en 1969 premier juge d'instruction au même tribunal, il traite plusieurs affaires politiques :
- Inculpations de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir[10],[11],[12] pour insultes à la police écrites dans son journal La Cause du Peuple [13]. L'expression de Charles de Gaulle On n'arrête pas Voltaire[14] semble avoir influencer le juge qui a prononcé un non-lieu en septembre 1971[15].
- Inculpation d'Alain Geismar à la suite du meeting du 25 mai 1970[16]. Celui-ci fait la grève de la faim à la prison de Fresnes[17],[18].
- Aranda[19],[20] est défendu par René Floriot[21]qui souhaite négocier avec le juge Galmiche[22]. Albin Chalandon est convoqué et entendu comme témoin par Pierre Galmiche, premier juge d'instruction chargé de l'affaire[23],[24]. Aranda change d'avocat et prend Roland Dumas[25] qui obtient un non-lieu et une amende de 300 francs pour complicité de diffamation envers le ministère de l'Équipement[26],[27];
- Journal Minute vs Le Nouvel Observateur[28];
- Dossier Mahmoud Hamchari, il traite ce dossier en 1972-1973[29] et malade, le transmet au juge Jean Pascal[30];
- Dossier Gorel, ancien trésorier de l'OAS,assassiné. Dossier transmis à ses successeurs Alain Bernard et Hubert Pinsseau[31],[32].
Il continue sa carrière en 1973 comme conseiller à la cour d’appel de Paris et inspecteur des services judiciaires[33],[4].
Fin de carrière
En 1976, il est nommé procureur général près la cour d’appel de Basse-Terre, en 1980 procureur général près la cour d’appel de Bordeaux.
En 1985, Il est remplacé par le procureur général Claude Jorda[34],[35]et termine sa carrière en 1985 à Rennes[36],[37]où il assiste à la prise d'otages de magistrats par Khalki[38].
Le procureur général fait valoir ses droits à la retraite à Rennes en 1989[39].