Pierre Charlier
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Pierre Charlier, né le à Boult-sur-Suippe (France) et mort dans la même commune le , est un vétérinaire français.
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Biographie
Pierre Charlier est diplômé de l'école vétérinaire de Maisons-Alfort en 1839[1].
Il étudie et développe la castration des femelles d'espèces animales domestiques, principalement chez les vaches[1]. Il procède par incision du flanc droit, pour retirer les ovaires[1]. Il arrête la médecine vétérinaire en 1847 pour se consacrer à l'élevage bovin à Reims, et y développer la castration des vaches après leur période reproductrice pour prolonger leur production laitière puis les engraisser. Cependant, les résultats sont variables et un certain nombre de vaches meurent de complications après leur ovariectomie[1]. Il fait évoluer sa technique pour retirer les ovaires par voie vaginale, en incisant le fornix de celui-ci pour atteindre les ovaires de manière intra-abdominale à l'aide d'une pince à torsion[2]. Il reproduit cette technique chez quelques juments, dans le but d'améliorer leur caractère et leur rendement[3].
Il finit ruiné en 1855. Il redevient vétérinaire en 1857 en région parisienne, et occupe un poste auprès de la Compagnie générale des petites voitures ou Compagnie générale des voiture de place et de remise, ce qui l'amène à s'intéresser aux ferrures. Il cherche à améliorer les fers des nombreux chevaux qui servent à véhiculer Paris et développe en même temps son propre atelier de maréchalerie[4].
Il développe une ferrure dite périplantaire, ou fer Charlier, qui a pour effet d'améliorer les allures des chevaux, de limiter les seimes et les blèmes, de limiter leur glissement sur le sol et l'accumulation de neige sous le fer en hiver[4]. Il teste ces fers sur les chevaux de ma Compagnie générale des petites voitures, et présente sa ferrure à la Société centrale et impériale de médecine vétérinaire le 10 août 1865, ferrure qui provoque une polémique en 1866[5]. Il est le premier à breveter une ferrure[5]. Sa ferrure équipe plus de 8 000 chevaux à Paris en 1867[6]. Louis Rochut s'associe à Charlier pour exploiter les fers Charlier[5].
Il fut l'un des doyens du Comice agricole de Reims[réf. nécessaire].
Il fut nommé successivement membre de la Société centrale de médecine vétérinaire de France et de l'Institut vétérinaire de Dorpat (Russie), membre correspondant de la Société d’agriculture de France et de l'Académie de Reims.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur pour son invention de la ferrure périplantaire[6].
Bibliographie
- [Degueurce et Vallat] Christophe Degueurce et François Vallat, Soigner les animaux: histoire de la médecine vétérinaire en France, Actes Sud, , 1104 p. (ISBN 978-2-330-20411-2).