Pierre Dauze
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 61 ans) Vichy |
| Nom de naissance |
Paul-Louis Dreyfus |
| Pseudonyme |
Pierre Dauze |
| Nationalité | |
| Activités |
| Distinctions | |
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| Archives conservées par |
Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 2928-2929, 2s, -)[1] |
Pierre Dauze, pseudonyme de Paul-Louis Dreyfus-Bing, né à Paris le et mort à Vichy le [2], est un journaliste, bibliographe et bibliophile français[3].
Il est né Paul-Louis Dreyfus, fils de Léon Dreyfus, négociant, et d'Élisa Mathilde Boumsell. Dans les années 1880, il devient conseiller au commerce extérieur[4].
Pierre Dauze a fondé avec Jules Le Petit la Revue biblio-iconographique qui est parue de 1894 à 1907[5] ; il y publie plusieurs articles d'histoire du livre ou de bibliophilie ; il écrit également sur ces mêmes sujets dans la revue L'Almanach du bibliophile[6].
En 1895, il passe commande à Paul Verlaine, afin de le soutenir financièrement, d'une série de vingt-quatre sonnets sur des thèmes bibliophiliques ; il les lui paie 10 francs chacun, et envisage une publication à tirage limité. Verlaine, très malade et peu inspiré, écrit treize sonnets (La bibliomanie ; L’arrivée du catalogue ; Les quais ; Les bibliophobes) ; le poète meurt en janvier 1896. Le recueil est publié par Henri Floury en 1913 sous le titre Biblio-Sonnets. Poèmes inédits avec une préface de Pierre Dauze, qui meurt la même année[n 1], et illustré par Richard Ranft[7].
Pierre Dauze fonde en 1897 une société de bibliophilie, Les XX, formée de vingt membres ; en font partie Juliette Adam, Léon Bourgeois, Roger Marx, Roland Bonaparte, Jeanne Pouquet épouse de Gaston Arman de Caillavet[8]. Leur objectif est « de faire tirer à un nombre d’exemplaires égal à leur nombre, fixé à vingt comme leur titre l’indique, l’édition originale d’œuvres, littéraires principalement, mais artistiques aussi, sur un papier de fil de la plus belle qualité possible, filigrané à leur marque bibliophilique, numérotés et pliés, mais non cousus, enfermés dans une chemise, contenue elle-même dans un étui ».
Pierre Dauze acquiert auprès du fils d'Alfred Le Poittevin le manuscrit des Mémoires d'un fou, la première œuvre littéraire de Gustave Flaubert restée inédite ; il publie le texte tout d'abord dans La Revue blanche en deux livraisons en et , puis en volume en 1901 chez l'éditeur Henri Floury[9] ; il rédige la préface et publie le fac-similé d'une page manuscrite ; le tirage est de 100 exemplaires sur papier japon. Le manuscrit figure dans la vente après-décès de Pierre Dauze, en , mais sa localisation ultérieure n'est pas connue[9].
En 1903, il est associé avec Paul Gallimard[10] pour la création de la société de bibliophilie Le Livre contemporain[n 2]
Il est nommé en 1906 officier de la Légion d'honneur[4].
Sa bibliothèque est vendue aux enchères à Paris en trois vacations, en , et [5].