Pierre Estienne

auteur et directeur d'école normale From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre Germain Clairin Estienne, né à Six-Fours-les-Plages dans le Var le et mort le à Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, est un auteur et pédagogue français[1]. Son père Antoine Estienne était cordonnier, sa mère Marie Brunet, sans profession.

Décès (à 51 ans)
Aix-en-Provence (France)
Nationalité française
Père Antoine Estienne
Faits en bref Naissance, Décès ...
Pierre Estienne
Description de cette image, également commentée ci-après
Pierre Estienne en 1897
Naissance
Six-Fours-les-Plages (France)
Décès (à 51 ans)
Aix-en-Provence (France)
Nationalité française
Père Antoine Estienne
Mère Marie Brunet
Domaines Education, Pédagogie
Institutions Ecole normale d'instituteurs de Draguignan
Renommé pour
  • Premier livre de récitation et de morale Cours élémentaire, Éditions Larousse, Paris 1886
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Biographie

Le normalien

Dispensé de service militaire en échange d'un engagement de 10 ans avec le service de l'enseignement public, comme tout Normalien, jusqu'à la réforme de 1885[2], Pierre Estienne entre à l'école normale d'instituteurs de Draguignan en 1871 comme élève-maître, école dirigée à ce moment par son futur beau-père Jean-François Nicot. En 1874, il obtient son brevet simple.

L'instituteur

En octobre 1874, il est nommé instituteur-adjoint à Bandol dans le département du Var, tout en poursuivant ses études à l'école normale. En 1875, il est nommé 1er maître-adjoint à Toulon (Var). Il obtiendra son brevet supérieur l'année suivante. Le , il est nommé maître-adjoint à l'école normale de Guéret dans le département de la Creuse où a été également nommé Jean-François Nicot l'année précédente. Il obtient peu après son certificat d'aptitude à l'enseignement secondaire spécial, partie littéraire.

Le , il épouse, dans cette même ville, Louise Nicot, la fille de Jean-François.

Le , il est nommé maître-adjoint à l'école normale de Savenay (Loire-Atlantique).

Le mois suivant, sa femme accouche de leur première fille Jeanne.

Entre 1879 et 1882, il travaille aux écoles normales de Montbrison (Loire) et Lons-le-Saunier dans le département du Jura comme maître-adjoint et de Dijon, département de la Côte-d'Or, en tant que professeur.

L'inspecteur

En 1880, il obtient le certificat d'aptitude à l'inspection primaire et à la direction des écoles normales[3]. En 1881, il est désigné comme élève, en section Lettres, des cours préparatoires de Sèvres (département des Hauts-de-Seine), préfiguration de la future école normale supérieure de Saint-Cloud[4]. En 1882, il est nommé Inspecteur de l'enseignement primaire à Brest.

En 1883, nait sa 2de fille, Judith, qui épousera plus tard Gaston Mouchet.

Il devient Officier d'Académie en 1884.

À Brest, il se lie d'amitié avec Arthur Charles Dessoye, rédacteur en chef de L'Union Républicaine du Finistère qui deviendra plus tard Président de la Ligue de l'enseignement et député de la Haute-Marne en 1906.

En décembre 1886, il est nommé inspecteur à Caen et est désigné comme membre du Conseil départemental de l'instruction publique du Calvados.

L'auteur

Vers cette époque, il rédige son 1er ouvrage de pédagogie Premier livre de récitation et de morale.

Le directeur d'école normale

Ecole normale d'Orléans en 2016

Le , il est nommé directeur (de 3e classe) de l'école normale d'Alger-Bouzareah. En 1891, grâce au travail des élèves et de leurs professeurs, on compte 4 hectares de vignes, 3 de fourrages, 3 de jardin potager et 2 de champs d’expérimentation[5]. La même année, parallèlement au « Cours Normal », est créée une « Section Spéciale », composée d'anciens élèves-maîtres et d'instituteurs, qui est chargée de former le personnel de l'enseignement des « indigènes ». En 1892, elle est l'école normale « française » la plus importante avec 248 élèves. Pierre Estienne considérait, selon ses propres paroles, cette section spéciale comme « la clé de voûte de l'édifice scolaire en Algérie. » Pour des raisons autant pédagogiques qu'économiques, il décida, en 1895[6], d'y installer un cheptel[7].

En juillet 1895, il entre en franc-maçonnerie en qualité d'apprenti-maçon à la Loge Delta d'Alger. La même année, il devient officier de l'instruction publique.

Pierre Estienne entouré de ses enseignants (Ecole Normale d'Orléans - 1898)

Le , il obtient sa mutation[8] à l'école normale d'Orléans[9] dont l'un de ses prédécesseurs est Théophile Naudy, l'un des maîtres de Charles Péguy, ancien élève de l'école normale d'Orléans[10]. Pendant toute la durée de sa direction à Orléans, il donne[11] des cours gratuits pour adultes ainsi que des conférences populaires : Le , il donne une « Causerie sur l'Algérie avec projections » dans l'école de garçons de La Chapelle-Saint-Mesmin[12]. Le , dans l'école élémentaire de Saint-Jean-de-la-Ruelle, en présence du maire de cette commune, il donne une conférence[13] sur « Les Arabes et le Coran ». Le , à l'école communale de la rue Saint-Marceau d'Orléans, il donne un cours public sur Le régime de la propriété et du droit usuel d'horticulture[14]. Le [15], il participe à la fête du Septantenaire de l'école normale d'instituteurs, en présence de 500 instituteurs, suivie d'un banquet, d'une soirée théâtrale et d'un bal à la salle de l'Institut d'Orléans. Le [16], à l'école normale, il donne une conférence « La solidarité », organisée par l'Association amicale des anciens élèves. En [17], il donne une conférence sur « Les ravages de l'alcool destructeur des familles » à l'invitation de la Ligue Antialcoolique du Loiret. Le [18], à l'école normale, il organise une conférence publique populaire sur la tragédie Britannicus (Racine).

Ecole Normale d'Aix en Provence en 1903

Le , il est nommé directeur (de 2e classe) de l'école normale d'Aix-en-Provence[19].

Atteint de tuberculose, il meurt le et est inhumé le lendemain[20] au cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence, dans le caveau de la famille Tassy.

Il était membre du Conseil général[21] de la ligue de l'enseignement.

Liens de parenté

Il était le gendre du pédagogue Jean-François Nicot, le beau-frère du pédagogue Gaston Mouchet, l'oncle du linguiste ethnologue Jean Mouchet et le grand-oncle de l'auteur-pédagogue Patrick Andrivet.

Publications

Il est l'auteur de manuels scolaires destinés aux élèves des écoles communales.

Ouvrages

1er livre de récitation et de morale de Pierre Estienne (1886)
  • Pierre Estienne et Hervé Daniel[22], Premier livre de récitation et de morale : Cours élémentaire, Paris, Larousse, , 96 p.[23]
  • Pierre Estienne et Hervé Daniel, Deuxième livre de récitation et de morale : Cours moyen - préparation au certificat d'aptitude, Paris, Larousse, , 144 p.[24]
  • Pierre Estienne et Hervé Daniel, Memento d'instruction civique, Paris, Larousse, , 24 p.[25]
  • Pierre Estienne et Hervé Daniel, Livret de correspondance entre l'école et la famille, Paris, Larousse, , 16 p.[26]
  • Pierre Estienne, Notice géographique sur le Loiret, éditeur inconnu, année inconnue

Articles

  • Pierre Estienne, « Un droit féodal qui existe encore », Bulletin de la Société académique de Brest, Brest, vol. 2e série tome XI, 1885-1886, p. 211-218[28]
  • Pierre Estienne, « Notice historique de l’École normale d'instituteurs d'Orléans », Manuscrit sur papier, 2 volumes, 300 × 195 mm, Reliure amateur demi-chagrin rouge. Offert à Octave Gréard par Pierre Estienne en souvenir de la fête du septentenaire, . Don de Gréard à la bibliothèque de la Sorbonne, Orléans, vol. 1 & 2, , p. 400 et 204 feuillets[30]
  • Pierre Estienne, « Education et enseignement : Union », Manuel général de l'instruction primaire, Paris, Hachette, no 2, , p. 20 (lire en ligne, consulté le )

Bibliographie

  • Aimé Dupuy, BOUZAREA, Histoire illustrée des Ecoles Normales d'Instituteurs d'Alger-Bouzaréa : Au cours Normal de 1888, Souvenirs d'un ancien élève de l'Ecole Normale d'Alger SOUALAH M, Fontana, , 188 p.[31],[32]
  • Nardon, « Nécrologie de Pierre Estienne », Bulletin de la Société amicale des anciens élèves de l'école normale supérieure d'enseignement primaire de Saint-Cloud, Paris, Picard et Kaan, , p. 7 et 8[33]

Notes et références

Annexes

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