Pierre George

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Décès
Nom de naissance
Pierre Oscar Léon GeorgeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Pierre George
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Pierre Oscar Léon GeorgeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Paris (La Sorbonne)
Activités
Enfants
Autres informations
A travaillé pour
Université de Paris (en) (-)
Institut d'études politiques de Paris (-)
Université de Lille (-)
Lycée Lakanal (jusqu'en )
Lycée Charlemagne (à partir de )
Prytanée national militaire de La Flèche (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chaire
Domaine
Géographie humaine
Parti politique
Membre de
Distinctions
Œuvres principales
Dictionnaire de la géographie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre George est un géographe français né le à Paris et mort le à Châtenay-Malabry[1]. S'il s'est tout particulièrement intéressé à la géographie de l'URSS comme à celle de la population mondiale, ses thématiques de recherche et de publication ont été très ouvertes et diversifiées, et souvent novatrices, englobant en particulier la géographie urbaine, la géographie active, la géographie de la France, celle de l'Amérique du Nord et celle de l'Europe centrale.

Années de formation

Reçu premier à l'agrégation d'histoire et de géographie en 1930[2], Pierre George enseigne au Prytanée national militaire de la Flèche, au lycée de Montpellier, au lycée Charlemagne à Paris, puis au lycée Lakanal à Sceaux. Il soutient en 1934 une thèse sur la région du Bas-Rhône (éditée en 1935, cf. bibliographie).

Carrière universitaire

Il enseigne ensuite à l'université, comme maître de conférence à Lille (1946 à 1948) puis à la Sorbonne (1948 à 1953). Il devient professeur en 1953 et poursuit son enseignement à la Sorbonne (géographie humaine) jusqu'en 1977. De 1973 à 1977, il dirige l'Institut de démographie de l'Université de Paris. De 1946 à 1978, il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris[3].

Il a souvent enseigné à l'étranger : Tunis (1961, 1963, 1964), Salvador de Bahia (1962), Buenos Aires et La Plata (1965, 1969), Valparaíso (1966), Montréal (1967), São Paulo (1968), Ottawa (1973, 1975), Toronto (1975), Caracas (1977), Mexico (1978, 1980, 1982, 1984).

Engagement politique

Membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, il adhère au Parti communiste français en 1936[4]. Ses travaux sont profondément marqués par le marxisme dont l'influence intellectuelle est largement répandue dans les années 1950-1970[5]. Il exerce alors une influence importante sur les étudiants, les enseignants et les chercheurs en géographie[5].

S'étant progressivement éloigné du Parti communiste, il se tient à l'écart de la crise de 1968 ainsi que des différents courants qui agitent le milieu des géographes et qui se réclament de lui[4].

Géographe de l'Union soviétique

Son intérêt pour l'Union soviétique l'amène à apprendre le russe, afin de rendre compte pour la Bibliographie géographique internationale des articles publiés dans ce pays. En 1947, il publie un ouvrage de géographie de l'Union soviétique, le premier livre important en langue française sur le sujet.

Géographe de la population mondiale

En 1951, à l'Institut national d'études démographiques, il publie une Introduction à l'étude géographique de la population dans le monde qui inaugure une longue collaboration avec Alfred Sauvy et les démographes.

Aux Presses universitaires de France, il est l'auteur de nombreux « Que sais-je ? », de Géographie active (1965) et dirige un Dictionnaire de la Géographie (1970).

Il publie en 1995 Le Temps des collines aux Éditions de la Table ronde. Dans ce dernier ouvrage, Pierre George décrit le paysage français « avant le grand bouleversement de la Seconde Guerre mondiale et les illusions des Trente Glorieuses [...] livre d'espérance qui prône la réconciliation de l'histoire, de la géographie et de la littérature »[6].

Pierre George a légué sa bibliothèque personnelle au service commun de la documentation de l'université d'Avignon[7].

Famille

Il est le père de Jean-Pierre George (1940-2020), écrivain et journaliste, et de François George, écrivain et philosophe né en 1947 à Sceaux, comme son frère aîné, connus tous deux pour avoir postulé sans succès en 1965 à l'Internationale situationniste de Guy Debord[8].

Distinctions

Publications

Voir aussi

Notes et références

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