Pierre Gonzalez de Gaspard

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Nom de naissance
Pierre Emmanuel Jean Gonzalez de GaspardVoir et modifier les données sur Wikidata
Pierre Gonzalez de Gaspard
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Emmanuel Jean Gonzalez de GaspardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation

Lycée Pasteur

Faculté de droit de Paris
Activité

Pierre Gonzalez de Gaspard, né le à Paris 14e et mort le à Paris 15e[1], est un avocat pénaliste français.

Pierre Gonzalez de Gaspard, le 30 juin 2008 à Paris.

Ancien élève du Lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine, il s'inscrit à l'âge de 24 ans au Barreau de Paris le .

Il commence son apprentissage du métier d'avocat chez un avoué de première instance puis comme collaborateur de son confrère, Jean-Marie Petit, ancien Vice-Président de l'Union des jeunes avocats de Paris (1933-1934)[2] et frère du colonel Henri Romans-Petit.

Il est lui-même élu Président de l'Union des jeunes avocats de Paris pour la mandature 1962-1963[3]. Sous son impulsion, le syndicat fait à nouveau paraître un bulletin périodique intitulé Jeunes avocats.

Membre du PSU puis du Parti socialiste, il est dans les années 1960 l'un des avocats de la MNEF[4].

En tant qu'avocat pénaliste, il milite dès le début des années 1960 pour une "immunité de la défense"[5] et s'engage résolument avant l'élection de François Mitterrand pour l'abolition de la peine de mort en France[6].

A la fin des années 1980, il intervient dans l’affaire des disparus de Mourmelon, en tant qu’avocat de Pierre Chanal. De même, il assure la défense de Francis Heaulme, dont il obtient en 1997 l'unique acquittement devant la Cour d'assises de la Dordogne[7].

Il participe à la défense de Patrice Padé, un routier accusé à tort du crime de Caroline Dickinson. La presse retient cette affaire comme celle de la première personne innocentée grâce aux tests ADN[8].

En 1996, il est à l'origine de l'ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire des « disparues de l’Yonne », victimes d'Émile Louis et est considéré comme l'avocat ayant permis de sauver cette affaire de l'oubli[9].

En , il assiste au Cameroun le Colonel Édouard Etonde Ekoto[10], ancien saint-cyrien et ancien Président du Conseil d'administration du Port autonome de Douala, poursuivi pour détournement de fonds publics.

Il assure également la défense de Frédéric Rabiller, jeune militant ayant créé de toutes pièces un prétendu « Front national anti-radars », obtenant l’abandon des charges de terrorisme.

Enfin, il est l'avocat des parents de Marie-Angèle Domèce, victime de Michel Fourniret.

Pierre Gonzalez de Gaspard est mort le , à l'âge de 86 ans, dans une clinique parisienne des suites d’un cancer[11].

Il est inhumé au cimetière de Grenelle (division 7)[12].

Publications

Notes et références

Liens externes

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