Pierre Grimal
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| Président Académie des inscriptions et belles-lettres | |
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| Président Société archéologique de Bordeaux | |
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| Membre de l'École française de Rome | |
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Pierre Antoine Grimal |
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À partir de |
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| Enfants |
Claire Grimal (d) Florence Dupont François Grimal Nicolas Grimal |
| A travaillé pour |
École française de Rome (- Faculté des lettres de Paris Faculté des lettres de Bordeaux (d) Faculté des lettres de Caen (d) Faculté libre internationale pluridisciplinaire (d) |
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| Membre de | |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Marie-Eugène-Simon-Henri-Martin () Prix Broquette-Gonin () Grand prix Gobert () Commandeur des Arts et des Lettres () Grand officier de l'ordre national du Mérite Commandeur de l'ordre national du Lion du Sénégal Docteur honoris causa de l'université de Rome « La Sapienza » Commandeur des Palmes académiques Officier de la Légion d'honneur |
Pierre Grimal, né le à Paris 15e et mort le à Paris 5e, est un latiniste français.
Spécialiste en langue, littérature et philologie latines et en civilisation romaine, il a contribué à promouvoir la connaissance de l’héritage culturel de la Rome antique, autant auprès des spécialistes que du grand public.
Parcours d'historien et prises de position
Admis à l'École normale supérieure en 1932[1], reçu troisième à l'agrégation de lettres en 1935[2], il est membre de l’École française de Rome de 1935 à 1937[3]. Il enseigne ensuite au lycée de Rennes, puis aux facultés de Caen et Bordeaux (de 1945 à 1954)[4] et enfin à Paris-Sorbonne (Paris IV) de 1952 à 1982[5]. De 1952 à 1955, il est président de la Société archéologique de Bordeaux[6]. En 1977, il est élu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres[7],[8], et en est président en 1985[9],[10].
Il est l'auteur de nombreuses études sur la civilisation romaine, dont plusieurs volumes dans la collection Que sais-je ?, de traductions d’auteurs classiques latins (Cicéron, Sénèque le Jeune, Tacite, Plaute, Térence, Pétrone), de romans historiques et de biographies romancées (Mémoires de T. Pomponius Atticus, Mémoires d’Agrippine, Le procès de Néron), plus destinées au grand public.
Il est directeur de la publication de la Revue des études latines entre 1977 et 1989[11].
En , il cosigne l'« appel aux enseignants » lancé par l'Institut d'études occidentales après la démission de Robert Flacelière de la direction de l'École normale supérieure[12].
En 1979, il s'oppose formellement à la participation du jeune historien Marcel Bénabou, auteur d'un ouvrage sur La résistance africaine à la romanisation à un colloque sur l'Afrique romaine à la Fondation Hardt. Les raisons de ce refus semblent avoir été largement politiques : bien que Grimal n'ait pas été un partisan affiché de l'Algérie française, cette opinion était courante parmi les antiquisants français[13].
Il reçoit le grand prix Gobert de l'Académie française en 1987[14]. Il milite, avec Jacqueline de Romilly, pour la sauvegarde de l'enseignement des humanités dans l'enseignement secondaire. Il défend et promeut la langue française en tant que membre du Comité d’honneur de l’« Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française » (ASSELAF), tout comme Philippe de Saint Robert, Roger Minne, Christian de Duve ou encore Maurice Rheims[15]. Il participe à la promotion de la culture latine avec l'association Vita Latina[10],[16], tout comme avec l'association internationale Academia Latinitati Fovendae (ALF) dont le siège est à Rome et dont il est un des nombreux cofondateurs en 1967[17]. Cette dernière a pour but de diffuser la culture latine tout en mettant à jour la langue aux conditions modernes[pas clair][18].
Il laisse une définition du mythe : « C'est à la Grèce que l'on doit le nom et la notion même de mythologie. L'esprit hellène opposait, comme deux modes antithétiques de la pensée, le logos et le mythos, le « raisonnement » et le « mythe ». Le premier, c'est tout ce dont on peut rendre compte rationnellement, tout ce qui atteint à une vérité objective, et qui est identique pour tous les esprits. Le second, c'est tout ce qui s'adresse à l'imagination, tout ce qui n'est pas susceptible de vérification, mais porte sa vérité en soi-même, dans sa vraisemblance, ou, ce qui revient au même, la force de persuasion que lui confère sa beauté »[19].
Pierre Grimal meurt le dans le 5e arrondissement de Paris[20] et il est inhumé à Jouy-en-Josas[21].
Vie privée et descendance
De 1935 à 1944, Pierre Grimal est l'époux de Claude-Edmonde Magny (1913-1966), femme de lettres française et critique littéraire. Il épouse ensuite Geneviève Borel qui meurt en 1985. Il se remarie avec Laurence Piel. Il est le père de la libraire[réf. nécessaire] Claire Grimal, de la latiniste Florence Dupont[22], du sanskritiste François Grimal, d'Antoine Grimal, de l’égyptologue Nicolas Grimal et de la juriste Benoite Grimal-Filleteau[réf. nécessaire].
Distinctions
Affiliations
Académies
- Membre de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, élu associé depuis 1981[23]
- Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, à partir de 1977[8], président en 1985[10]
- Membre de l'Académie des Lyncéens, élu en [24]
- Membre de l’Académie royale suédoise des belles-lettres, d'histoire et des antiquités[25]
Sociétés savantes
- Membre de la Société des études latines qui publie la Revue des études latines dont il est le directeur de publication entre 1977 et 1989[26],[27],[11]
- Président de 1952 à 1955[6] et membre de la Société archéologique de Bordeaux[28],[29]
- Membre de la Société française d'archéologie classique[30],[31]
- Membre de Société française d'égyptologie[32]
- Membre de Société nationale des antiquaires de France[33]
Association
- Membre de l'association Vita Latina, créée en 1957, pour la promotion du latin et de la culture latine[10]
- Membre de l'Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (Asselaf)[15]
- Cofondateur en 1967 de l'association internationale Academia Latinitati Fovendae (ALF) pour le soutien à la diffusion du latin, modernisé, et de sa culture[17]
Prix
Prix de l'Académie française
- Prix Marie-Eugène Simon-Henri-Martin dans le domaine de l'histoire, pour À la recherche de l’Italie antique en 1962 avec une dotation de 1000 Francs[14]
- Prix Broquette-Gonin dans le domaine littéraire pour L'Amour à Rome en 1964 avec une récompense de 1000 Francs[14]
- Grand prix Gobert dans le domaine de l'histoire pour Cicéron en 1987 avec une récompense de 50 000 Francs[14]
Récompenses académiques
- Docteur honoris causa de l'université de Rome « La Sapienza »[9].
- Prix honoraire Cultore di Roma, décerné en 1993 par l'Institut national des études romaines (Istituto nazionale di studi romani (it))[34]
Décorations
Officier de la Légion d'honneur.
Grand officier de l'ordre national du Mérite (1993 ; commandeur en 1987)[35]
Commandeur de l'ordre des Palmes académiques.
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (Il est fait commandeur lors de la promotion du )[36].
Commandeur de l'ordre du Mérite du Sénégal.