Pierre Humblet
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Mouscron
Bruxelles
| Pierre Humblet | |
| Présentation | |
|---|---|
| Naissance | Mouscron |
| Décès | (à 68 ans) Bruxelles |
| Nationalité | Belge |
| Mouvement | Architecture Moderne Fonctionnaliste de l’après-guerre en Belgique |
| Diplôme | Architecte et Urbaniste |
| Formation | E.N.S.A.A.D. et I.S.U. |
| Œuvre | |
| Agence | P.C. Humblet Architecte E.M.S.A. |
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Pierre Humblet, né à Mouscron le et mort à Bruxelles le , est un architecte belge[1].
Fonctions
Pierre Humblet est né à Mouscron le .
En 1942, il est diplômé d’architecture à l’École nationale supérieure d’Architecture et des Arts décoratifs (E.N.S.A.A.D.), La Cambre, dans l’atelier Jean De Ligne[2],[3]. En 1946, il obtient son diplôme d’urbaniste à l’Institut Supérieur d’Urbanisme (I.S.U.), La Cambre[3]. En 1947, il s’associe avec l’ingénieur J. Trenteseaux[3].
Pierre Humblet est issu d’une famille de scientifiques, composée majoritairement de médecins. Il épouse Françoise Colsoulle, également architecte, diplômée de l’ENSAAD La Cambre[3]. Françoise Colsoulle n’exerce pas, mais se consacre à leurs quatre enfants. Leur fils, Marc Humblet, devient architecte[4].
Il est directeur de l’Office des cités africaines de Stanleyville (aujourd’hui Kisangani) de 1950 à 1955, à la suite de l’industrialisation du Congo[3]. De 1955 à 1959, il y est Directeur des Etudes de l’Ouest[5] à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), et délégué général pour le Congo[3].
En 1960, à la suite de l’indépendance du Congo, il rentre en Belgique, à Bruxelles. En cette période d’après-guerre, l’architecture belge est en plein essor, il travaille d’abord une année avec l’architecte flamand Zoetewey avant de se lancer à son compte en créant son propre bureau d’architecture et d’urbanisme « P.C. Humblet architecte E.M.S.A. »[6]. Il s’entoure d’une dizaine de collaborateurs, dont Marc Corbiau[7], Eric Ysebrant[8]. Il dirige son cabinet, est l’auteur de chacun des projets[9], mais s’appuie sur ses associés pour la mise en œuvre de ceux-ci. Il réalise des habitations et des immeubles à appartements dans la région bruxelloise[1], surtout des demandes d’amis et de sa famille. Entre 1963 et 1974, il participe à la construction de l’université de Liège, au Sart Tilman[3],[1]. De 1971 à 1979 il contribue à la construction de l’université catholique de Louvain, dans la ville nouvelle de Louvain-la-Neuve[3],[1]. Entre 1971 et 1986, il retourne en Afrique, au Sénégal, pour des projets de rénovation et de réalisation d’hôpitaux[3]. En fin de carrière, il est accueilli dans l’atelier d’architecture de Jean-Pierre Blondel et Odette Filippone, où il s’attèle à des projets de rénovation d’appartements parisiens[10].
En plus de ces projets et réalisations architecturales, Pierre Humblet, est délégué belge aux conférences internationales sur le logement en pays sous-développés, en 1952 à Prétoria, et en 1959 à Nairobi[3]. Il est membre de divers jurys de fin d’étude à l’E.N.S.A. La Cambre, et en 1981, il est professeur invité à l’Institut Supérieur d’Architecture de Saint-Luc de Tournai[3]. En 1950, il écrit un article publié dans la revue d’architecture Rythme, concernant l’ « Utilisation des parois amovibles. – Leur influence sur la structure des immeubles »[11].
En 1957, il réalise un voyage d’étude de trois mois aux Etats-Unis, avec la « Belgian American Foundation »[3] . Le but de cette mission est d’analyser les techniques de construction et de conception américaines[12]. Il y rencontre de nombreux architectes et visite plusieurs de leurs réalisations : Skidmore, Owings and Merrill (S.O.M.), Philip Jonhson, Marcel Breuer, Eero Saarinen, Alvar Aalto, Minoru Yamasaki, Ludwig Mies van der Rohe, etc.[12]. Ce voyage a influencé sa carrière, en mettant les questions de fonctionnalité et de tradition au service de la modernité[12].
Il porte une certaine admiration envers les architectes Richard Neutra et Louis Kahn. On peut remarquer certaines correspondances entre leurs travaux. Notamment dans le travail de l’espace, des ouvertures, des structures[4].