Pierre Miné

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Haut fonctionnaire, inspecteur des financesVoir et modifier les données sur Wikidata
Pierre Miné
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Pierre Miné, né le à Saint-Mandé et mort le à Boulogne-Billancourt, est un haut fonctionnaire français, inspecteur des Finances.

Haut fonctionnaire de Vichy et résistant, il s'occupe des questions de ravitaillement. Il est secrétaire général au ravitaillement dans le Gouvernement provisoire de la République française du au .

Le ravitaillement, de Vichy à la Résistance

Pierre est le fils de Maurice Miné, fonctionnaire, et de Madeleine Cambay. Titulaire d'une licence de droit, il entre à l'administration centrale du ministère des Finances en 1931 comme rédacteur. Il devient inspecteur des finances en 1938[1].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé du au [1].

À partir du , il occupe différents postes de direction au ministère du Ravitaillement puis au ministère de l'Agriculture et du Ravitaillement. Il est relevé de ses fonctions le 13 janvier 1944[1].

Parallèlement à ses fonctions dans le régime de Vichy, Pierre Miné est également résistant. Il entre dans la Résistance intérieure en 1941[2]. En 1943, il dirige la commission du ravitaillement du Comité central des mouvements de Résistance, qui doit préparer l'approvisionnement de la population à la Libération[3]. Sous le pseudonyme de Pain, il est responsable national du ravitaillement nommé par le Comité français de Libération nationale[4]. Il reçoit plus tard la médaille de la Résistance avec rosette[1].

Le ravitaillement à La Libération

Dès le , pendant les combats de l'insurrection de la libération de Paris, Pierre Miné commence à organiser la distribution des tickets de rationnement[4]. Il est nommé secrétaire général du ministère du Ravitaillement, d'abord à titre provisoire (), puis définitivement (), au sein du Gouvernement provisoire de la République française. Il occupe cette fonction jusqu'au [1].

La question du ravitaillement est alors très sensible et la gauche demande une épuration des hauts fonctionnaires de cette administration, mais Pierre Miné fait libérer tous les hauts fonctionnaires concernés avant qu'ils ne passent devant le jury d'honneur[5].

À la Libération, Pierre Miné est fondateur et actionnaire du quotidien Paris-Matin[1].

Carrière après 1945

Il est ensuite rapporteur du comité du contentieux en 1945, puis chef du cabinet d’Alain Poher et membre de la commission des finances en 1946. Il devient directeur de l’office français pour l’importation et l’exportation (appelé Omnium) en 1947 et le dirige probablement jusqu'en 1974[1].

Pierre Miné meurt à Boulogne-Billancourt le [6].

Références

Distinctions

Voir aussi

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