Pierre Parrocel
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Pierre Ignace Parrocel (d) Joseph François Parrocel |
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François Palasse (d) (gendre) |
La Vie de saint Antoine de Padoue Jésus calmant la tempête Érection de la Croix Descente de la Croix Saint-Pierre ressuscitant Tabitha |
Pierre Parrocel, né le à Avignon et mort le à Paris, est un peintre et graveur français.
Il est le fils du peintre Louis Parrocel (1634-1703) et le frère du peintre Jacques-Ignace Parrocel (1667-1722)[1].
Pierre Parrocel descend d'une longue lignée de peintres natifs de Montbrison avec Georges Parrocel (vers 1540 - vers 1614), son arrière-grand-père, et Barthélemy Parrocel (vers 1595 - 1658 ou 1660), son grand-père. Il naquit et vécut dans une maison de l'actuelle rue Cassan, dite alors rue de l'Ombre, à cause de son étroitesse, et qui donne dans la rue des Lices[2].
Son fils, Joseph François Parrocel (1704-1781), né à Avignon et mort à Paris, continua la tradition familiale et décora le Palais du Roure à Avignon[3].
Œuvres

Pierre Parrocel pratique avant tout la peinture religieuse. Ses œuvres, dans la lignée de la peinture baroque, ont su garder la fraîcheur de leurs coloris et il est considéré comme l'égal de Pierre Mignard[4]. Avec lui, il participa à la décoration de la chapelle des Pénitents Noirs[5], de l'église Saint-Symphorien-Les Carmes[6] et de la chapelle des Pénitents Gris[7]. Il fut chargé de l'ornementation du cloître de Saint-Pierre pour lequel il peignit une série de tableaux sur La vie de saint Antoine de Padoue qui sont conservés dans l'église[8].
Collections publiques
Œuvres conservées dans des édifices religieux

- Arles :
- église Saint-Césaire : L'Annonciation.
- église Saint-Julien :
- Chœur des Anges ;
- Prise en charge de Marie.
- chapelle de la Charité, ancien couvent des Carmélites : Apothéose de sainte Thérèse.
- Avignon :
- chapelle des Pénitents noirs :
- chapelle des Pénitents gris[11] :
- Le Martyre de saint Giniès ;
- Saint Hyacinthe ;
- Saint Véran ;
- Saint Roch ;
- Sainte Claire.
- chapelle de Pénitents blancs :
- basilique Saint-Pierre :
- Saint Antoine ;
- Saint Antoine prêchant aux païens ;
- Mort de saint Antoine ;
- Saint Antoine et l'Enfant Jésus[14].
- collégiale Saint-Agricol :
- La Prédication du Christ sauveur ;
- L'Institution de l'Eucharistie.
- collégiale Saint-Didier : Adoration des Mages[15].
- cathédrale Notre-Dame des Doms :
- Beaucaire :
- collégiale Notre-Dame-des-Pommiers :
- église Saint-Paul : Martyre de sainte Ursule[20].
- Carpentras :
- cathédrale Saint-Siffrein :
- Saint François de Sales montre la Vierge agenouillée dans un cœur enflammé ;
- La Sainte Famille avec un ange qui lui tend une grappe de raisin à l'Enfant Jésus ;
- Marie sur un nuage et le Saint-Esprit.
- Carpentras[Où ?] : Le Massacre des Innocents.
- Carpentras[Où ?] : La Peste au temps des Philistins.
- cathédrale Saint-Siffrein :
- Cavaillon, cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran : La Vision de César de Bus[21].
- Graveson, église de la Nativité-de-Marie : Annonciation[22].
- L'Isle-sur-la-Sorgue, collégiale Notre-Dame-des-Anges :
- Marseille, église Saint-Cannat : Le Baptême du Christ[25].
- Moulins, cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation : Saint Joseph adorant l'Enfant Jésus ou Adoration des bergers[26].
- Nîmes :
- cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor : Le Rêve de Joseph[27].
- église Saint-Paul : Immaculée Conception.
- Maison Carrée : Immaculée Conception.
- Rognonas, église Saint-Pierre : Annonciation.
- Tarascon, collégiale royale Sainte-Marthe :
- Villeneuve-de-Berg, église Saint-Louis : La Mort de Saint Louis[36].
Œuvres conservées dans des musées
- Avignon, musée Calvet :
- Carpentras, musée Comtadin-Duplessis :
- Le Cardinal Lorenzo Corsini, futur Clément XII ;
- La Conception, attribution.
- Grenoble, musée de Grenoble :
- Le Mans, musée de Tessé :
- Allégorie de l'Union de l'Église et de la France 1726[44].
- Marseille, musée des Beaux-Arts :
- Le Couronnement de la Vierge par l'Enfant Jésus, 1719[45] ;
- Cycle de l'histoire de la vie de Tobie (de) : Mort du vieux Tobie[46] ; Première nuit de noce[47] ; La Foi judaïque[48] ; Arrivée chez Raguel[49] ; Arrivée à la maison paternelle du jeune Tobie et de son épouse[50] ; Adieux de Tobie à son beau-père[51], etc. Ces 16 peintures ont été commandées par le duc de Noailles. Une partie a été exécutée à Avignon, l'autre chez le duc à Saint-Germain-en-Laye [52]. Étienne Parrocel dans son livre Les annales de la peinture raconte dans quelles circonstances l'acquisition de ces tableaux a été faite par le négociant marseillais Louis-Joseph Denis Borély qui les a exposées dans son château où se trouve actuellement le musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode à Marseille. Louis XV chassant dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye est hébergé par le duc de Noailles. Le roi n'apprécie pas ces œuvres et dit à son hôte : « Savez-vous Monsieur le duc que vous avez là des tableaux fort peu réjouissants ? »[53]. En courtisan zélé le collectionneur met ses tableaux en vente après avoir commandé à Boucher une série plus aimable. Louis-Joseph Denis Borély de passage à Paris s'en rendit acquéreur en 1770 pour le prix de 12 000 livres alors qu'ils en avaient coûté 30 000 au duc de Noailles.
- Versailles, musée de l'Histoire de France : Louis Bautru, dit le Chevalier de Nogent, 1er quart XVIIIe siècle, huile sur toile[54].