Pierre Soubeyran
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Fils d’un serrurier Pierre Soubeyran sen. de la Sauve Languedoc et sa femme Pernette de Bourdeau, qui s’était expatrié pour cause de religion un réfugié huguenot, Soubeyran s’appliqua de bonne heure au dessin reçut des leçons de Daniel Gardelle, frère de Robert Gardelle qui l’avait pris en affection et de Jean-Jacques Burlamaqui, qui s’intéressa aussi à lui et l’envoya à ses frais à Paris en 1730 en le recommandant à des artistes distingués. Puis de Georg Friedrich Schmidt à Paris.
À Paris, où il se fit une solide réputation, Soubeyran s’attacha à la théorie de l’art autant qu’à l’exécution, et fut compté au nombre des habiles graveurs de son temps. Il fit, en outre, faire des progrès à l’impression en couleurs. Il se porta acquéreur des cuivres d'Andrew Lawrence en 1747, qu'il revendit à Thomas Major[1].
Lorsqu’on parvint, en dépit de la résistance du parti dévot, à fonder une école de dessin, l'École publique de dessin de Genève dans sa ville natale, Soubeyran en fut nommé directeur le , avec un modique traitement de 1 300 francs environ. Mais il ne revint qu’en 1750 dans sa patrie, où il termina son existence.
Il a également travaillé pour l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.
Pierre Soubeyran est souvent confondu avec son cousin, le miniaturiste Jean-Pierre Soubeyran (1708-1774).
