Pierre Van Huffel

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Pierre Van Huffel
Portrait lithographié de Pierre Van Huffel extrait de J.-J. Eeckhout et G.-P. van den Burggraaff, Collection de portraits des artistes modernes nés dans le royaume des Pays-Bas, Bruxelles, 1822.
Naissance
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Nationalités
Activité
Maître
Lieux de travail

Pierre (en néerlandais : Pieter) Van Huffel est un peintre d'histoire[1] et un fabricant cotonnier[2] baptisé à Grammont (Flandre-Orientale, Belgique) le et mort à Gand (Flandre-Orientale, Belgique) le [3].

Il est le fils d'Ambroise-François Van Huffel et de Caroline Sergeant[4]. Il épouse à Grammont le Marie-Antoinette Van Damme, fille de Pierre-Jean et de Anne-Marie Pletinckx[5], dont il eut quatre enfants :

  1. Flavie-Mélanie, née à Grammont le et décédée le , épouse de Louis Ceuterick[6].
  2. Marie-Camille-Caroline, née à Grammont le et décédée à Gand le , épouse de Pierre-Eugène-Charles Guéquier[7].
  3. Eugène-Barthélémy-Charles, avocat, bâtonnier de l'ordre des avocats à Gand, conseiller provincial de Flandre-Orientale et membre de la Chambre des représentants, né à Gand le et décédé à Gand le , époux d'Ida-Marie De Ruyck[8].
  4. Gabrielle-Joséphine, née à Gand le et décédée à Gand le , épouse de Napoléon-Liévin-Bernard de Pauw, avocat, professeur de droit à l'université de Gand de Gand, échevin de Gand[9].

Formation

Il apprend les premiers éléments du dessin aux côtés de son oncle et parrain Pierre Canivé (1738-1823), restaurateur de tableaux à Grammont[10]. Il suit ensuite des cours de dessins à l'Académie royale des beaux-arts de Gand où il remporte un premier prix en 1786 et en 1788[11]. Il poursuit sa formation durant sept ans à Anvers puis à Malines auprès du peintre Guillaume Herreyns. En 1798, il séjourne quelques mois à Paris où il visite les salons d'art ainsi que les musées, copie les maîtres anciens et travaille brièvement dans l'atelier de Jacques-Louis David[12].

Carrières

Carrière artistique

Durant la période française (1795-1815), il est nommé directeur-artiste (1805)[13] puis professeur (1814) à l'Académie royale des beaux-arts de Gand. En 1811, il est nommé président perpétuel de la Société royale des beaux-arts et de littérature de Gand qu'il avait fondé en 1808 avec d'autres artistes[14]. Le , le maire de Gand le désigne comme conservateur du Musée des beaux-arts de Gand[15].

Durant la période du royaume uni des Pays-Bas (1815-1830), son atelier reçoit en la visite du prince et de la princesse d'Orange. Ces derniers lui commande dix toiles pour décorer leur chapelle particulière à La Haye (Pays-Bas). À la suite de la livraison des cinq premières toiles, il est nommé peintre honoraire de S.A.R. la Princesse d'Orange[13]. À cette époque, il devient également membre correspondant de l'Institut royal des Pays-Bas[15].

Carrière industrielle

À partir de 1813, Pierre Van Huffel est également mentionné comme propriétaire d'une filature de coton située Oudevest à Gand, où il installe en 1823 une des premières machines à vapeur de l'industrie cotonnière gantoise. Cette filature de coton reprise successivement par ses beaux-fils, Louis Ceuterick puis Pierre-Eugène-Charles Guéquier devint la filature Desmet-Guéquier, dont les bâtiments abritent aujourd'hui le Musée d'archéologie industrielle et du textile de Gand[2].

Mandats politiques

Sous le royaume uni des Pays-Bas (1815-1830), il est nommé membre de la régence de la ville de Gand et suppléant aux États provinciaux[16].

Œuvres répertoriées

Style

Notes et références

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