Lors des élections municipales de 1947, il mène une liste modérée, qui se veut apolitique et comprend d'autres anciens résistants et d'autres conseillers généraux[12],[13]. Réélu conseiller municipal, il est élu premier adjoint du nouveau maire, Jean Lionel-Pèlerin, qui menait une liste gaulliste rivale[14],[15]. Il préside alors le syndicat des médecins de Meurthe-et-Moselle[16].
Il est élu député de Nancy en . Il soutient les gouvernements du général de Gaulle[17]. En 1962, il n'a pas rejoint le «cartel des non» hostile au général de Gaulle et à son projet de réforme constitutionnelle[18], contrairement à d'autres députés sortants de droite. Proche de Valéry Giscard d'Estaing, c'est un allié des gaullistes sans être un inconditionnel[19]. Il appuie ensuite les gouvernements de Georges Pompidou[20] puis de Valéry Giscard d'Estaing[21]. Il est apparenté au groupe des Républicains indépendants à l'Assemblée nationale[22].
Adjoint au maire depuis 1945, il est élu maire de Nancy en 1961, en remplacement de Raymond Pinchard, décédé. La fin de son mandat est marquée par une crise politique, en 1969-1970. Un projet gouvernemental désignant Metz comme chef-lieu de la région Lorraine entraîne la division du conseil municipal[23] - la plupart de ses anciens colistiers désapprouvent et désavouent l'attitude du docteur Weber (il a notamment annoncé qu'il démissionnait en mai 1969 mais n'en a rien fait) -, la démission de conseillers municipaux, des candidatures rivales à l'occasion d'une élection partielle (28 membres de la liste «Nancy-capitale», conduite par le sénateur Marcel Martin, conseiller municipal démissionnaire, hostile au maire, sont élus en ), l'impossibilité pour Pierre Weber de diriger la municipalité, du fait du blocage de ses opposants, la dissolution du conseil municipal, sur décision du Conseil des ministres (décret du ), le retrait du docteur Weber en et la victoire de ses opposants lors d'une autre élection municipale en 1970[24],[25].
Il préside encore le syndicat des médecins de Meurthe-et-Moselle dans les années 1960[26].
Il parvient à conserver son siège de député en 1973[25]. Mais il est battu en 1978, dès le premier tour, par André Rossinot, également médecin, conseiller municipal depuis 1969 et candidat en 1973[27], qui se déclare aussi partisan de Valéry Giscard d'Estaing.
↑François Audigier et Frédéric Schwindt (dir.), Gaullisme et gaullistes: dans la France de l'Est sous la IVe République, Presses universitaires de Rennes, 2009
↑«Lors des élections de mars 1965, la liste d'Union et d'action municipale réunissait les trois députés, MM. Weber, Roger Souchal et William Jacson, et aussi MM. Martin, Deiber et Bertin. Elle avait, dès le premier tour de scrutin, enlevé les 37 sièges à pourvoir, ayant obtenu 29 S23 voix contre 14 990 à la liste d'Union démocratique (douze P.C., huit P.S.U., onze S.F.I.O., six rad.) (...)»: "Une longue crise", Le Monde, 10 février 1970.
↑"Nancy-capitale (M. Marcel Martin) l'emporte malgré le désistement des représentants de la majorité pour une liste apolitique", Le Monde, 17 février 1970 (la Liste d'union pour le développement de Nancy, menée par Roger Souchal et le docteur William Jacson (U.D.R.), soutenue par le docteur Weber, est arrivée en deuxième position au premier tour).
↑L'Est républicain, 17 août 2004 (nécrologie): «C'est pourquoi, au printemps de cette année, Pierre Weber avait déconcerté, voire choqué, nombre d'observateurs de la vie politique locale en acceptant de figurer sur la liste des candidats du Front National aux élections régionales 2004 en Meurthe et Moselle».