Pierre d'Andlau
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Georges d’Andlau (oncle) |
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Pierre d’Andlau, en allemand Peter von Andlau, est juriste et humaniste rhénan né à Andlau vers 1420 et mort à Bâle le . Il joue un rôle important dans la création de l’Université de Bâle aux côtés de Georges d’Andlau, mais sa propre appartenance à la famille d’Andlau est incertaine.
Pierre d’Andlau naît vers 1420 à Andlau[1],[2]. Pour Richard Newald, il fait probablement parti de la famille d’Andlau et Georges d’Andlau serait son oncle[2]. Christian Wolff abonde dans son sens et ajoute qu’il pourrait être le fils naturel de l’un des frères de Georges d’Andlau[3]. Claudio Soliva réfute en revanche l’appartenance à cette famille, remarquant que dans ses écrits il appelle les Andlau « mes seigneurs ». Ainsi, le terme « d’Andlau » qui figure dans son nom indiquerait seulement sa ville d’origine et non sa famille[1].
En 1439, il est étudiant à l’université de Heidelberg, puis à celle de Pavie à partir de 1443. Il y étudie les langues classiques et le droit canonique, dont il est licencié en 1444. À partir de 1450, il est chapelain de la cathédrale de Bâle, puis également par la suite prévôt du chapitre de Colmar et chanoine du chapitre Saint-Michel de Lautenbach, dont il devient prieur en 1466 après la mort de Georges d’Andlau[3],[1].
Il et toutefois surtout actif dans le domaine dans l’enseignement. D’abord professeur à partir de 1449 à l’école épiscopale, il y réforme l’enseignement du droit et de la philosophie pour y introduire les nouveautés de la Renaissance[3]. En 1458 il est envoyé en mission diplomatique auprès du pape Pie II, dont il obtient la création de l’université de Bâle[2]. Georges d’Andlau, le premier recteur, l’y nomme premier vice-chancelier, position qu’il occupe jusqu’à sa mort. Il est également lui-même recteur à partir de 1471 et à trois reprises doyen de la faculté de droit, où il enseigne le droit canonique et le droit romain[1]. Sa présence a un fort impact lors de la réforme des statuts de 1465, pendant laquelle il use de son influence pour que la philosophie moderne soit placée au même niveau que la philosophie antique[2].