Pirouz Nahavandi
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| Pirouz Nahavandi Abu Lulu'ah | |
| Naissance | Préfecture de Kashan |
|---|---|
| Décès | Médine ou Kashan (selon certaines sources) |
| Origine | Perse |
| Allégeance | |
| Grade | Général |
| Conflits | Conquête musulmane de la Perse |
| Faits d'armes | Bataille d'al-Qadisiyya |
| Autres fonctions | Menuisier, artisan, esclave |
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Pirouz Nahavandi (persan: پیروز نهاوندی, Pīruz Nahāvandī ou persan: فیروز نهاوندی Fīruz Nahāvandī) également connu pour son pseudonyme Abu Lulu'ah (arabe: أَبُو لُؤْلُؤَة), appelé ainsi parce que sa fille s'appelait Lulu'ah (qui signifie « perle » en arabe), était un soldat et général de guerre qui était sous les ordres du commandant en chef de l'armée Sassanide, Rostam Farrokhzād. Il fut capturé pendant la bataille d'al-Qadisiyya en 636 lorsque l'armée Sassanide fut battue par l'armée arabo-musulmane du Calife Omar ibn al-Khattâb sur la rive occidentale de l'Euphrate. Il fut par la suite déporté jusqu'en Arabie en tant que prisonnier et esclave. Son nom indique qu'il est originaire de l'ancienne ville d'Iran de Nahavand.
Après sa capture, il est envoyé en guise de cadeau à Médine pour servir d'esclave sous les ordres de Mughira ibn Shu'ba[1]. En plus de ses compétences militaires, Nahavandi était également menuisier et artisan, ainsi il put exercer ses compétences dans la ville sainte de Médine, son maitre l'ayant autorisé à vivre dans sa propre maison dans la capitale islamique. Pourtant, à l'époque aucun esclave n'était autorisé à y vivre, mais selon Ibn Sa'd, son maitre Mughira ibn Shu'ba, qui était également gouverneur de Bassorah, a écrit une lettre de Kufa au Calife Omar, celui-ci l'autorisa avec une permission spéciale d'envoyer Pirouz à Médine[2].
Assassinat de Omar ibn al-Khattâb et mort de Abu Lulu'ah
L'histoire rapporte que Nahavandi était mécontent des impôts à payer et que le Calife n'avait pas fait droit à ses demandes[3]. Cependant on pense surtout qu'il fut le simple instrument d'une conspiration beaucoup plus large.
La tradition sunnite raconte que le Calife fut assassiné en l'an 644 (an 22 de l'année de l'hégire), alors que Omar venait à peine de commencer à présider la prière de l'aube (fajr) dans le Masjid al-Nabawi à Médine. La tradition rapporte que Nahavandi aurait caché sa dague dans sa robe la poignée au milieu, lui-même étant caché dans un coin de la mosquée. Peu de temps après que le Calife ait commencé la prière, Pirouz aurait sauté sur Omar pour le poignarder à six reprises (seulement trois fois selon Ibn Sa'd), cinq fois dans le ventre et une fois dans le nombril. Omar mourut trois jours après, des blessures mais aussi du poison qui couvrait la dague. Après cette attaque, Nahavandi poignarda les personnes présentes qui essayaient de le maitriser, tuant six ou neuf d'entre elles alors qu'il essayait de s'enfuir. Il est rapporté qu'il se serait suicidé ensuite[4].