Pizzo Sella

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Pizzo Sella
Vue générale de la colline.
Vue générale de la colline.
Géographie
Altitude 562 m[1]
Massif Monts de Palerme
Coordonnées 38° 12′ 51″ nord, 13° 17′ 59″ est[1]
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région à statut spécial Sicile
Province Palerme
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Pizzo Sella
Géolocalisation sur la carte : Sicile
(Voir situation sur carte : Sicile)
Pizzo Sella

Pizzo Sella, ou pizzo della Sella[1], est un promontoire et un quartier de Palerme, en Sicile. Il est particulièrement connu pour son histoire d’urbanisation illégale, de spéculation immobilière.

Le promontoire du pizzo della Sella est situé entre Mondello et Sferracavallo et culmine à 562 mètres. Avec le mont Biliemi (au sud) et le mont Pellegrino (à l’est), il forme une des limites de la Conca d'Oro[2].

Il est un des points d'entrée de la réserve naturelle de Capo Gallo[2].

Urbanisation

Exemples de villas illégales et abandonnées.
 
Exemples de villas illégales et abandonnées.
Exemples de villas illégales et abandonnées.

Entre 1978 et 1983, une centaine d'hectares du pizzo Sella sont attribués à des promoteurs immobiliers avec des permis de construire[2]. Entre juillet 1978 et juillet 1979, 314 concessions sont attribuées à Rosa Greco, épouse de l’entrepreneur chargé de réaliser le lotissement et sœur du chef mafieux Michele Greco dont l'argent sale est ainsi recyclé dans l'immobilier. Les derniers permis de construire sont délivrés à la veille de l’entrée en vigueur de la nouvelle législation qui réduit la densité résidentielle en zone agricole, en janvier 1979[3].

La configuration accidentée du terrain nécessite d'importants terrassements. Les 115 villas surplombent la baie de Palerme s’appuient sur des pilotis ou des murs de soutènement, et pour certaines, en porte-à-faux, sur des contreforts en béton armé. 72 villas habitées par une bourgeoisie moyenne et reliées à l'eau courante, à l'électricité et au tout-à-l’égout, et 87 autres appartenant à des sociétés immobilières qui ont été abandonnées en cours de construction[4].

Elles sont accessibles par une voie privée. En 2009, 65 familles y résident, avec un âge moyen entre 50 et 60 ans[4], 59 foyers en 2018[2].

Afin de contourner les règles d'urbanisme qui interdisent les lotissements dans ce secteur, les constructions émanent de demandes individuelles. La Cour d'appel rejette en 2004 l'idée d’un agglomérat résidentiel spontané du fait de la destination résidentielle de tous les bâtiments construits, de leurs ressemblances, et des voies d’accès et de desserte aménagées de manière coordonnée dès la construction des villas[3]. Elle ordonne la confiscation et la démolition des villas, en tant que biens de la mafia, entrainant l'inscription par la région dans la réserve naturelle de Capo Gallo. Pourtant, la mairie ne rase pas les villas et passe les terrains de zone agricole à une zone constructible, poussant à la démission l'adjoint à la Transparence et au Contrôle du Territoire de Diego Cammarata, Michele Costa, fils du procureur assassiné par la mafia Gaetano Costa[4]. La Cour suprême annule en 2012 la confiscation de 15 des 67 villas considérant que les propriétaires n'avaient pas connaissance de l'illégalité des transactions immobilières[5].

Symbole social et réinvestissement artistique

Notes et références

Voir aussi

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