Ayant fait ses études au lycée Meli de Palerme avec Gaetano Miccichè, il se présente début 1996 au frère de celui-ci, Gianfranco, coordinateur de Forza Italia en Sicile pour adhérer au parti[2].
Cherchant à freiner l'ambition de Francesco Musotto, Gianfranco Miccichè choisit Diego Cammarata pour briguer le mandat de maire de Palerme. Malgré la candidature dissidente de Musotto et un déficit de notoriété[2], appuyé également par Marcello Dell'Utri, il est élu au premier tour le , avec 56,1% des suffrages, confirmant l'essor de Forza Italia en Sicile, alors que le candidat de l'Olivier, Francesco Crescimanno, soutenu par l'extrême gauche et les centristes de l'Italie des valeurs récolte 23,3%[3].
Diego Cammarata mène son premier mandat sous la coupe de Miccichè, qui l'incite par exemple en 2002 à limoger Bartolo Sammartino, conseiller à la culture après l'échec du Festino de Santa Rosalia[2].
Il nomme Michele Costa, fils du procureur assassiné par la mafia Gaetano Costa, au poste d'assesseur à la «Transparence et au Contrôle du Territoire». Malgré le soutien du maire, il est contraint à la démission en 2004 face à la difficulté de mener à bien son programme, en particulier après le refus de la municipalité d'exécuter l'ordre de la Cour de cassation de détruire les 115 villas construites illégalement au Pizzo Sella[4].
Diego Cammarata est reconduit comme maire de Palerme en 2007, mais, conseillé par sa compagne, Marida Cassarà, fille du chef de la police assassiné par la mafia en 1985, Ninni Cassarà, et par Renato Schifani, il prend ses distances avec Miccichè, qu'il avait soutenu pour l'élection à la présidence de l'Assemblée régionale sicilienne en 2006. Ainsi, après sa réélection, il n'accorde que deux des trois postes de conseillers voulus par Miccichè puis les écarte en , après s'être opposé aux candidats soutenus par celui-ci lors des élections régionales de 2008[2].
Le , il a été élu président de l'ANCI (Association nationale des communes italiennes) en Sicile[1]. Il peine à régler le problème de la gestion, face à l'endettement de l'AMIA, gestionnaire de la collecte endetté par les recrutements de complaisance et les frais de représentation de ses dirigeants[5].
Il démissionne de la mairie le , à la suite de son implication dans une enquête judiciaire pour des délits de faux et d'abus de pouvoir commis lors de son mandat municipal, pour lesquels il est condamné, en , à trois ans d'emprisonnement en première instance[1].
↑«Forza Italia remporte un net succès à la mairie de Palerme», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
↑Massimo Bricocoli et Paola Savoldi, Villes en observation: politiques locales de sécurité urbaine en Italie, PUCA/Grande Arche de la Défense, coll.«Collection recherches du PUCA», (ISBN978-2-11-097030-5, lire en ligne), p.170-171
↑«Palerme, ville-poubelle délaissée», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )