Place Roger-Arnaud
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| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 14″ nord, 1° 27′ 47″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Pont-des-Demoiselles |
| Morphologie | |
| Type | Place |
| Superficie | env. 5 720 m2 |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Place des Coquelicots (1907-1908) Place Pradal (1908-1945) |
| Nom actuel | 1945 |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | 1907 |
| Notice | |
| Archives | 315550278443 |
| modifier |
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La place Roger-Arnaud est une place de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La place Roger-Arnaud est une voie publique. Elle se situe dans le quartier du Pont-des-Demoiselles.
Elle forme un triangle irrégulier d'environ 5 720 m2. Elle est longée, à l'ouest, par les voies ferrées de la ligne de Toulouse à Sète. Elle s'ouvre, au sud, sur l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry et, au nord, sur les rues Jean-Baptiste-Noulet, Pradal et Louis-Vitet, tandis que la rue Fouque s'ouvre sur le côté est.
Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.
Voies rencontrées
La place Roger-Arnaud rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Transports
La place Roger-Arnaud n'est pas directement desservie par les transports en commun. Elle débouche cependant, au sud, sur l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry, parcourue par les lignes de Linéo L9 et de bus 27.
Il existe également une station de vélos en libre-service VélôToulouse, la station no 204.
Odonymie
En 1945, le conseil municipal dirigé par Raymond Badiou et largement issus des rangs de la Résistance, a attribué à la place le nom de Roger Arnaud (1913-1944). Entrepreneur carrier et en transports, il s'établit à Durfort, dans le Tarn. En juin 1940, pendant la bataille de France, il se distingue aux combats de Dunkerque, où il est cependant fait prisonnier. Évadé en août 1941, il revient à Revel où il reprend ses activités et s'engage dans la Résistance. Responsable de Libération-Sud pour le secteur de Revel à partir de septembre 1942, il rejoint l'Armée secrète (AS) en janvier 1943, ainsi que le réseau Buckmaster. Il s'implique particulièrement dans l'aide aux réfractaires du Service du travail obligatoire (STO) et devient responsable, avec son frère Charles Arnaud (1909-1945) d'un maquis installé à Durfort, embryon du Corps-franc de la Montagne Noire (CFNM). Le 3 mars 1944, à la suite d'une dénonciation, il est arrêté avec une douzaine de Résistants par la Feldgendarmerie et la Sipo-SD. Conduit à la prison Saint-Michel, à Toulouse, il est torturé puis, condamné à mort le 9 avril, fusillé – son corps est enterré dans le charnier de Bordelongue (emplacement de l'actuelle rue Louis-Courtois-de-Viçose et de l'actuel no 274 route de Seysses)[1].
La place, lorsqu'elle est aménagée en 1907, prend le nom de place des Coquelicots. Dès l'année suivante, elle est renommée en l'honneur de M. Pradal, conseiller municipal et promoteur immobilier : en effet, la rue Pradal débouche au nord de la place[2].