Place Saintes-Scarbes
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La place Saintes-Scarbes et sa fontaine. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 54″ nord, 1° 26′ 56″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Secteur(s) | 1 - Centre |
| Quartier(s) | Saint-Étienne |
| Morphologie | |
| Type | Place |
| Forme | Triangulaire |
| Superficie | 1 400 m2 |
| Transports | |
| L1L4L8L92944Ville (à proximité) | |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Place de l'Orme-des-Saintes-Carbes (début du XIIe – XVe siècle) Place Saintes-Carbes (milieu du XVIe – XVIIe siècle) Place Égalité (1794) |
| Nom actuel | fin du XVIIe siècle |
| Nom occitan | Plaça de l'Olm de Santas Carbas |
| Histoire et patrimoine | |
| Protection | |
| Notice | |
| Archives | 315556396848 |
| Chalande | 337 |
| modifier |
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La place Saintes-Scarbes (en occitan : plaça de l'Olm de Santas Carbas) est une place de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle se situe au cœur du quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 - Centre.
Description
Voies rencontrées
La place Saintes-Scarbes rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Transports
La place Saintes-Scarbes n'est pas directement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle se trouve cependant à proximité, au nord, de la place Saint-Étienne, traversée par la navette Ville. À l'est se trouvent, le long des allées Forain-François-Verdier, les arrêts des lignes du Linéo L9 et du bus 29. Enfin, près de la station de métro François-Verdier, sur la ligne de métro
, sur le boulevard Lazare-Carnot, se trouvent les arrêts des lignes de Linéo L1L8L9 et du bus 29. À l'ouest, la rue du Languedoc est parcourue par les lignes du Linéo L4 et du bus 44. C'est également au niveau de la place des Carmes que se trouve la station de métro du même nom, sur la ligne de métro
.
Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations no 24 (14 place Saint-Étienne), no 44 (1 allées Forain-François-Verdier) et no 45 (10 rue Théodore-Ozenne).
Odonymie
Depuis le Moyen Âge, le nom de la place n'a pas changé. Elle est déjà connue, dans la Chanson de la croisade albigeoise, au début du XIIe siècle, comme la place de l'Orme-des-Saintes-Carbes (Platea Ulmi Sanctarum Carbarum en latin médiéval, 1178). Ces « carbes » (carbas en occitan) seraient des gerbes ou des brassées de blé qui étaient déposées en offrande devant un oratoire dédié à la Vierge au centre de la place, près d'un orme. À partir du milieu du XVIe siècle, le nom devient simplement place des Saintes-Carbes. Par déformation ou par mauvaise transcription de la prononciation occitane en français, les Saintes-Carbes deviennent à la fin du XVIIe siècle les Saintes-Scarbes. En 1794, pendant la Révolution française, la place fut quelque temps renommée place Égalité, sans que le nom se conserve[1],[2].
Histoire
Au Moyen Âge, la place appartient au capitoulat de Saint-Étienne. Elle se trouve au carrefour de plusieurs rues. Le centre de la place est occupé par un oratoire dédié à la Vierge et par orme[3]. Elle est peuplée, à partir du XVe siècle, de nombreux parlementaires[3].
En 1580, deux hommes, Soupects et Nantouillet sont assassinés sur la place. C'est en expiation de leur meurtre qu'un oratoire est construit en 1597 au centre de la place à la demande du Parlement. La population y fait brûler une lampe tous les dimanches et les jours de fête. Finalement, il est détruit en 1699, à la demande de Gabriel-Aymable Du Bourg de Cavaignes, qui possède l'hôtel qui fait face à l'oratoire (actuel no 6) et se plaint des « actions indécentes » qui s'y déroulent. À son emplacement est érigée une croix, régulièrement rebâtie en 1728, puis en 1786[3],[4].
La Révolution française apporte des bouleversements dans le quartier qui entoure la place Saintes-Scarbes. En 1790, les parlementaires, particulièrement nombreux parmi les habitants, subissent la suppression du parlement de Toulouse. En 1794, les anciens conseillers sont arrêtés, puis jugés à Paris et, pour la plupart, guillotinés : on trouve, parmi eux, Mathias Du Bourg-Cavaignes de Rochemonteix, exécuté le 15 juin 1794[4].


