Plaintes d'Acante

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GenreOde
Date de parution1633
Plaintes d'Acante
Image illustrative de l’article Plaintes d'Acante
Page extraite de l'édition originale des Amours (1638)

Auteur Tristan L'Hermite
Pays  Pays-Bas espagnols
Genre Ode
Date de parution 1633
Chronologie

Les Plaintes d'Acante est un poème en strophes royales de Tristan L'Hermite, publié en 1633 dans le recueil du même nom et repris dans Les Amours en 1638. Avec L'Orphée, il s'agit de son plus long poème lyrique.

Texte

Les Plaintes d'Acante est composé de soixante-treize septains[1] que Philippe Martinon identifie comme des strophes royales  « choix bizarre » qu'il justifie ainsi : « On sait que Tristan se réfugia quelque temps en Angleterre, dans sa prime jeunesse, après avoir tué en duel un garde du corps. C'est là qu'il connut cette combinaison, qui y jouissait d'une vogue extraordinaire, sous le nom de rime royale de Chaucer. Ignorant certainement qu'elle fût d'origine française, il crut que ce qui plaisait aux Anglais plairait aux Français, et tenta de l'acclimater chez nous[2] ».

Tristan conjugue l'agencement des rimes abab bcc avec l'hétérométrie des vers : les rimes croisées (abab) forment un quatrain isométrique en alexandrins, le quatrain alternant alexandrins et octosyllabes est construit sur des rimes plates (bbcc).

Un jour que le Printemps riait entre les fleurs
Acante qui n'a rien que des soucis dans l'âme,
Pour fléchir ses destins faisait parler ses pleurs,
Humides témoins de sa flamme ;
Et se représentant les rigueurs de sa Dame,
Semblait un morceau du rocher
Sur lequel ses pensers le venaient d'attacher.

Apres que par ses yeux, son cœur se fut purgé
De l'humeur qui tenait ses puissances contraintes,
D'une parole basse, et d'un teint tout changé,
II ouvrit la bouche à ces plaintes
Par qui ses passions sont assez bien dépeintes
Car, ignorant qu'on l'écoutait,
II disait à peu près tout ce qu'il ressentait[3].

Publication

Frontispice dans l'édition des Amours (1638).

Les Plaintes d'Acante est publié en 1633 dans le recueil du même nom et repris dans Les Amours en 1638[4].

Postérité

Bibliographie

Références

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