Plan de mobilité
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En France, le plan de mobilité (PDM ou PdM) est un document dont le régime juridique est prévu aux articles L. 1214-1 à L. 1214-38 du Code des transports[1]. Il remplace le Plan de déplacements urbains depuis le 1er janvier 2021 tel que cela est organisé par la Loi d'orientation des mobilités (LOM) no 2019-1428 du 24 décembre 2019[2].
Le plan de mobilité a pour objectif de déterminer les principes régissant l'organisation de la mobilité des personnes et du transport des marchandises, la circulation et le stationnement dans le ressort territorial de l'autorité organisatrice de la mobilité (AOM)[3].
Élaboration
Les plans de mobilité ont été imaginés afin de développer l’usage de moyens de déplacements plus durables et donc les moins polluants. Cependant, leur contenu prolongeant celui des plans de déplacements urbains évolue au fil des lois pour intégrer de nouveaux enjeux.
Il est obligatoire pour les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) dont le périmètre est inclus dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants[4]. Dans le cas où l'AOM est une communauté de communes ou bien s'il s'agit de la région, le PDM n'est jamais obligatoire, il est alors basé sur le volontariat.
Une fois arrêté par l'organe délibérant de l'AOM, il est soumis pour avis aux conseils municipaux, départementaux et régionaux ainsi qu'aux AOM limitrophes et aux autorités administratives de l’État. Il est en dernier lieu soumis à enquête publique avant d'être approuvé[5].
Contenu
Le contenu du plan de mobilité doit offrir un ensemble de solutions, de politiques publiques et d'actions pour permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports tout en luttant contre la pollution de l'air, la pollution sonore et en assurant la préservation de la biodiversité[6].
Son contenu est librement défini par l'organe délibérant dans le respect des objectifs qui lui sont imposés et des dispositions plus précises du code des transports.
Ce plan est ainsi centré sur la mobilité des personnes. A ce titre, il doit par exemple définir un schéma structurant cyclable et piéton et favoriser la recharge des véhicules électriques[7].
Objectifs
Le plan de mobilité dispose de plusieurs objectifs, au nombre de onze, mentionnés à l’article L1214-2 du Code des transports[8]. Parmi ces derniers, figurent la nécessité de respecter un partage équitable de la voirie face aux différents modes de transport. Un objectif de sécurité des piétons et des cyclistes est posé par la loi de 2019 et modifié par loi Climat-Résilience no 2021-1104 du 22 août 2021. L’un des objectifs principaux du plan de mobilité est d’inciter les automobilistes à utiliser différents modes de transports en commun.
La loi Climat-Résilience est venue compléter les objectifs des PDM en ajoutant l'organisation de parkings relais à proximité des gares et des entrées de ville[9],[10].
Modification
Le plan de mobilité est évalué tous les 5 ans et révisé[11].
Si l'élaboration est similaire à celle qui était prévue pour les plans de déplacements urbains, le plan de mobilité permet quant à lui une modification simplifiée évitant une révision complète. Elle est possible lorsque les modifications concernent le stationnement, la circulation et l'usage partagé de la voirie dans la mesure où elles ne portent pas atteinte à l'économie générale du plan[12].