Plateau du Four
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Département | |
| Coordonnées | |
| Ville proche |
| Patrimonialité |
|---|
Le plateau du Four est un haut-fond rocheux de l'océan Atlantique, situé au large du Croisic et de La Turballe, deux communes du département de la Loire-Atlantique. La richesse écologique qu'il présente a justifié son intégration au réseau Natura 2000. Il concentre des intérêts économiques, liés à la pêche professionnelle, ainsi que touristiques.
Le phare
Le plateau du Four est une plate-forme littorale peu profonde constituée de grès à ciment calcaire et limitée par un talus vertical. Il est situé à 4 milles nautiques de la côte[1]. Sa localisation dans une zone sous influence des eaux et courants provenant des estuaires de la Loire et de la Vilaine justifie la colonisation d’algues de type Saccorhiza polysichides et le développement d'une faune suspensivore conséquente[2].
Il accueille un phare dont la construction s’est achevée en 1821. Celui-ci fait l’objet d’une inscription auprès des monuments historiques par arrêté du [3] et a été classé par arrêté du [4].
Le phare du plateau du Four est codifié sur les cartes marines FI 5s 23m 19M ce qui signifie que :
- c'est un feu blanc ;
- c'est un feu à éclats (FI) ;
- la fréquence est de 5 secondes (5s) ;
- son élévation est de 23 mètres (information utile pour mesurer la distance avec un sextant) ((hauteur x 1.86)/ angle lu sur le sextant) (23m) ;
- la portée est de 19 nautiques (19M)[5].
Le plateau du Four bénéficie d’une riche faune marine qui attire les pêcheurs professionnels du Croisic et de La Turballe. On y trouve en abondance des crustacés, des coquilles Saint-Jacques (Pecten maximus), des maquereaux communs, (Scomber scombrus), des bars communs (Dicentrarchus labrax), des merlans (Merlangius merlangus) et des encornets[1].
L’abondance de la faune explique également le développement de la pêche récréative sur la zone. Les espèces concernées sont représentées, outre par les poissons bleus et les encornets, par le colin, la daurade ou la vieille. Ce type d’activité regroupe les pêches non professionnelles de type promenade ou sportive ; la plongée sous-marine avec scaphandre autonome s’est également développée en raison de la limpidité des eaux[1].
Environnement
Deux habitats ont justifié le classement par le réseau Natura 2000, les récifs[6] et les « bancs de sable à faible couverture permanente d'eau marine[7] ». Deux espèces de mammifères ont également retenu l’attention du réseau, le Marsouin commun (Phocoena phocoena) et le Grand dauphin (Tursiops truncatus)[8].
Le site a été désigné par le réseau en et a fait l’objet d’un premier comité de pilotage installé par le préfet maritime en . La mise en œuvre du plan d’action a été lancé officiellement le par la préfecture maritime de l’Atlantique[9].