Poggiolo
commune française du département de la Corse-du-Sud
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Poggiolo est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Sorroinsù, dans les Deux-Sorru.
| Poggiolo | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Collectivité territoriale unique | Corse |
| Circonscription départementale | Corse-du-Sud |
| Arrondissement | Ajaccio |
| Intercommunalité | Communauté de communes Spelunca-Liamone |
| Maire Mandat |
Jean-Laurent Pinelli 2020-2026 |
| Code postal | 20125 et 20160 |
| Code commune | 2A240 |
| Démographie | |
| Gentilé | Poggiolais et Poggiolaises |
| Population municipale |
104 hab. (2023 |
| Densité | 8,6 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 42° 10′ 40″ nord, 8° 54′ 37″ est |
| Altitude | Min. 404 m Max. 1 622 m |
| Superficie | 12,15 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Ajaccio (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Sevi-Sorru-Cinarca |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Géologie et relief
Poggiolo est un petit village de montagne construit à 580 mètres d'altitude sur le flanc d'une petite colline, sur la D 123 entre Soccia et la D 23. La commune comprend le hameau de Guagno-les-Bains qui se situe sur la D 23 entre Murzo et Guagno. La superficie de la commune est de 1 215 hectares dont 66 hectares de forêt communale[1].
Risques majeurs
La commune est soumise aux risques majeurs suivants : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, tempête, séisme, radon et transport de matières dangereuses[2].
Hydrographie et eaux souterraines
Cours d'eau traversant la commune :
- Rivière le Guagno,
- Ruisseaux de l'Albeli, de Petra-Longa et de Rioseccu, affluents du Guagno.
Voies de communication et transports
Voies routières
Communes limitrophes
Urbanisme
Typologie
Au , Poggiolo est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[3]. Elle est située hors unité urbaine[4]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ajaccio, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[4]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (81,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (17,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %)[7]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Des objets du néolithique ont été trouvées sur la commune, dont un épandage de rhyolite sur le site de Campivu à l'ouest du village[8]. Les ruines d'une chapelle du Xe siècle sont visibles au lieu dit Sant'Anaria[9]. Au XVIe siècle, l'église de San Simeonu qui domine le village a la fonction d'église piévane[10]. Par décret du 2 décembre 1852, le hameau de Guagno-les-Bains (qui est alors une enclave de Guagno) est rattaché à la commune de Poggiolo[11].
Trente-sept Poggiolais sont morts pour la France entre 1914 et 1950 : trente-sept lors de la Première Guerre mondiale, six lors de la Seconde Guerre mondiale et un lors de la guerre d'Indochine[12].
Toponymie
Poggiolo doit son nom à son implantation sur une petite colline présentant un replat propice à l’habitat, que l’on nomme "poghju" en corse.
Économie
Poggiolo tire ses ressources de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme. Un hôtel se trouve dans le hameau de Guagno-les-Bains.
Ancienne station thermale de Guagno-les-Bains

En 1787, le jeune Napoléon Bonaparte y séjourne pour accompagner sa mère[13]. En 1825, le site connait son apogée avec la construction d'un établissement thermal[Note 2]. Un hôpital militaire pouvant accueillir 200 soldats est bâti à proximité et fonctionne de 1840 à 1883[14],[15]. La station possède deux sources : la source Venturino est la principale avec débit voisin de 70 000 litres par jour, la seconde est la source Coggia qui jaillit à environ 800 mètres de la station. Les eaux thermales de Guagno-les-bains sont des eaux sulfurées sodiques, réputées pour soigner les rhumatismes et les maladies dermatologiques.
Suite à une contamination chronique, l'établissement thermal perd son agrément et doit être fermé en 1999[16]. De nouveaux captages sont réalisés en 2002 avec deux forages[17]. En 2024, une étude est lancée pour réhabiliter la station thermale. Les élus locaux, l’État et la Collectivité de Corse cherchent à définir un projet pour donner une seconde vie à l’ancienne structure et à l’hôtel, tous deux appartenant à la Collectivité de Corse. Pour assurer la sauvegarde du site, une demande de classement de l’établissement en monument historique a été déposée auprès de la Direction régionale des Affaires culturelles[18],[19].
Politique et administration
Liste des maires
Intercommunalité
Poggiolo est membre de la communauté de communes Spelunca-Liamone et adhère au parc naturel régional de Corse (parcu di Corsica).
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].
En 2023, la commune comptait 104 habitants[Note 3], en évolution de −6,31 % par rapport à 2017 (Corse-du-Sud : +7,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Au village de Poggiolo, la fête patronale de la Saint-Siméon se déroule en février et la fête de la Saint-Roch a lieu le 16 août. Au hameau de Guagno-les-Bains, la Saint-Antoine est célébrée en janvier.
Lieux et monuments
- L'église Saint-Siméon, située sur les hauteurs, datée du XVIe siècle et rebâtie à la fin du XIXe siècle, possède un tabernacle de la fin du XVIIe siècle en bois taillé, classé au titre d'objet MH[24].
- La chapelle Saint-Roch au cœur du village[25].
- Les vestiges d'une chapelle du Xe siècle au lieu-dit Sant'Anaria.
- La chapelle Saint-Antoine près des ruines de l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains.
- L'ancienne station thermale de Guagno-les-Bains.
- Le monument aux morts.
- Le mont Tretorre.
Personnalités liées à la commune

- Jean Antoine Pinelli (1760-1832), ecclésiastique lettré, surnommé « l'homme le plus cultivé de Corse », né et mort à Poggiolo[26].
- Simon Ucciani (1838-?), avocat à Ajaccio, conseiller à la cour d'Appel de Paris, conseiller général républicain du canton de Soccia, a beaucoup œuvré pour Poggiolo.
Voir aussi
Bibliographie
- Philippe Prince-Demartini, I nostri antichi di U Pighjolu : d'après le blog des Poggiolais de Michel Franceschetti, Éditions Collection des Photographes, 2024.
- Le blog des Poggiolais est considéré comme une référence en matière d'histoire du village.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
