Poiné
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Poiné | |
| Mythologie grecque et romaine | |
|---|---|
Détail de l'une des deux Poenae (Représailles) sur une poterie représentant la vengeance de la sorcière Médée par le Peintre de Policoro, vers 400 av. J.-C. | |
| Caractéristiques | |
| Nom grec ancien | Γέλως |
| Nom latin | Poena |
| Fonction principale | Personnification du châtiment |
| Lieu d'origine | Grèce antique |
| Période d'origine | Antiquité grecque |
| Associé(s) | Némésis, Dicé, les Kères |
| Famille | |
| Conjoint | inconnu |
| • Enfant(s) | Érinyes |
| Symboles | |
| Attribut(s) | une longue canne, ailes |
| modifier |
|
Dans la mythologie grecque et romaine, Poiné ou Poéna (en grec ancien : Γέλως / Ποινή, romanisé : Poinḗ et Poena, litt. « récompense, châtiment ») est la personnification ou daimôn du châtiment et est une compagne et attendante de Némésis[1], la déesse de la vengeance divine, et de Dicé, déesse de la Justice[2].
Chez les romains, Poena fut parfois tardivement identifiée avec Némésis elle-même.
Personnalisation unique ou multiple
Mythologie
Une légende rapportée par Pausanias raconte que Poiné fut envoyée par Apollon pour punir les Argiens de la mort de son fils Linos. Poiné « arracha les enfants à leurs mères ». Cependant, Poiné fut tué par Corèbe (it)[5]. Poiné aurait été invoquée des profondeurs des Enfers, « vers le fleuve Achéron, dans l'antre profane des Euménides »[6].
Dans la Souda, Poiné est associée aux Kères[7].
Dans les Argonautiques de Valérius Flaccus, Éson et Alcimède (en), les parents de Jason, invoquent les Furies (Érinyes) pour se venger du roi Pélias, évoquant aussi Diké, déesse de la Justice, et Poéna nommée ici la « vieille mère des Furies », leur demandant de venir dans le palais du pêcheur (Pélias) l'emplir d'une juste terreur[2].
Rôle
Poiné était l'esprit personnifié (daimôn) de la vengeance, du châtiment, de la rétribution, du châtiment et de la peine pour le meurtre et l'homicide involontaire. Le mot poinê désignait également le prix du sang versé à la famille de la victime en expiation du meurtre.
