Poldirad
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| Pays d'origine | Allemagne |
|---|---|
| Mise en opération | 1986 |
| Fréquence | 5,504 GHz (bande C) |
| FRI | Variable de 160 à 2 400 Hz |
| Largeur de faisceau | 1° (horizontal et vertical) |
| Polarisation | Verticale / Horizontale / Elliptique |
| Longueur d'impulsion | 0.5, 1 et 2 µs |
| Portée | 300 km |
| Tour | (base à 602,5 m au-dessus du niveau de la mer) |
| Diamètre | 5 m |
| Azimut | 0-360º |
| Précision | 75 / 150 / 300 m |
| Puissance crête | 400 kW |
| Autres noms | (autrefois) « Wolkenradar » |
Le Poldirad est un radar météorologique de recherche à diversité de polarisation de l'Institut de physique de l'atmosphère (IPA) du Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR), qui permet, entre autres, de visualiser les différentes phases des précipitations à l'intérieur d'un nuage. Il est situé à Oberpfaffenhofen à 25 km au sud-ouest de Munich en Allemagne, mais est susceptible d'être déplacé, en particulier lors de campagnes de mesures.
Le radar météorologique Poldirad est utilisé depuis 1986 conjointement avec l'Institut de technologie hautes fréquences du DLR. Il permet de recevoir l'intensité des échos de précipitations (réflectivité), leur vitesse de déplacement (par effet Doppler-Fizeau), la largeur du spectre de vitesse ainsi que le rapport des caractéristiques de polarisation et de réflectivité entre les canaux verticaux et horizontaux (voir Double polarisation)[2].
Le radar est utilisé pour l'étude de la micro-physique des nuages et des différents types de précipitations : grêle, pluie, neige, grésil, etc. Il sert autant pour l'étude des nuages convectifs comme les orages que pour les systèmes synoptiques comme les fronts et la pluie verglaçante[2]. Entre autres, la recherche sur la corrélation entre la foudre et la production de NOx est un sujet récent d'étude[2].
Poldirad et DLR participent à de nombreux échanges scientifiques. Entre autres, une campagne de mesure météorologique appelée COPS (Convective and Orographically-induced Precipitation formation Study) s'est déroulée à la frontière franco-allemande durant l’été 2007 avec pour objectif principal d'étudier l'influence de la topographie sur la formation des systèmes organisés de pluie pour améliorer les modèles de prévision numérique du temps. Le radar Poldirad de bande C et un autre radar en bande X à environ 30 km au sud furent utilisés pour mesurer le champ des précipitations sur le domaine de recherche[3].