Polyidos (Euripide)
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| Polyidos | |
| Auteur | Euripide |
|---|---|
| Genre | tragédie grecque |
| Date d'écriture | Ve siècle av. J.-C. |
| Version originale | |
| Titre original | Πολύιδος / Polýidos' |
| Langue originale | grec ancien |
| Pays d'origine | cité d'Athènes en Grèce antique |
| Date de création | Ve siècle av. J.-C. |
| Lieu de création | Théâtre de Dionysos à Athènes |
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Polyidos (en grec ancien Πολύιδος / Polýidos) est une tragédie grecque antique composée par Euripide au Ve siècle av. J.-C. Son texte est perdu à l'exception de maigres fragments. Son personnage principal est le devin Polyidos, qui est au service de Minos et Pasiphaé, roi et reine de Crète dans la mythologie grecque.
Deux vers du textes sont conservés grâce à une citation chez Stobée[1] : « Folie humaine que de vouloir consacrer / Aux morts tant de dépenses ! »[2]. Un autre fragment, conservé grâce à une citation dans le Gorgias de Platon[3],[4],[5], évoque un questionnement sur la vie et la mort : « Qui sait si la vie n'est pas une mort, et si ce que nous appelons mourir ne s'appelle pas vivre dans l'autre monde ? » Un fragment de plusieurs dizaines de vers est découvert en novembre 2022 sur un papyrus, qui contient aussi un fragment de la tragédie Inô, sur le site archéologique de la nécropole de Philadelphie en Égypte et son édition scientifique est présentée en 2024[6] et publiée pour la première fois dans la revue Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik la même année[7]. Des corrections ont été ensuite proposées par d'autres savants[8],[9].
Le papyrus est daté du IIIe siècle à cause de son contexte archéologique et de son style d’écriture. Le texte est écrit au verso d'un cadastre de la fin du 2e ou du début du 3e s[10]. Dans le fragment conservé, Minos et Polyidos débattent de la nature du pouvoir, de celle de l'argent et du bon gouvernement. « Tu es riche, mais ne pense pas que tu comprends tout le reste. L’incompétence naît de la prospérité. », « Comme un fou, tu essaies de renverser les lois établies et de bouleverser les règles. », déclare Polyidos[11].