Pont olympique Louafi Bouguera
passerelle située en Seine-Saint-Denis
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Le Pont olympique Louafi Bouguera (connu également sous son nom de projet de « passerelle du Village olympique ») est un pont reliant les communes de Saint-Denis et L'Île-Saint-Denis.
| Pays | |
|---|---|
| Arrondissement français | |
| Département français | |
| Canton français (avant 2015) | |
| Commune française | |
| Commune française | |
| Coordonnées | |
| Début |
Quai Le Châtelier à L'Île-Saint-Denis. |
| Fin |
| Type | |
|---|---|
| Longueur |
138 |
| Largeur |
15 |
| Architecte |
|---|
Situation et accès
Posé en 2024 entre les deux parties du Village olympique de Saint-Denis, le pont franchit le grand bras de la Seine et relie L'Île-Saint-Denis à Saint-Denis. Il surplombe le quai Le Châtelier (RD1 bis) et le quai de Saint-Ouen (RD1).
Historique
Assemblées au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), les 1 500 tonnes du pont de 138 mètres de longueur[1] sont transportées par une barge entre le 25 et le pour rejoindre l'emplacement définitif et relier les deux parties du village olympique[2]. L'ouvrage est lancé en [3].
Le pont est pérenne afin de relier les deux communes par une voie bus-vélos et un trottoir piétons[1]. Côté Saint-Denis, il dessert tant le village olympique en surplomb des quais que les quais réaménagés pour assurer un espace aux piétons[2]. Une fois aménagé, le pont est livré à la Solideo en février 2024[4]. Grâce à son belvédère et à son escalier large de près de 4 mètres, il offre une vue dégagée sur la Seine et un accès direct à la berge réaménagée du quai de Saint-Ouen à Saint-Denis. À cette occasion, le Quai du Châtelier (RD 1bis) est totalement réaménagé entre le pont de Saint-Ouen-les-Docks et le viaduc autoroutier de L'Île-Saint-Denis, ainsi que la berge de la Seine afin d’ouvrir le quai sur le fleuve et inciter à la promenade[5]
Son architecte est Thomas Lavigne qui a également conçu le pont Jacques-Chaban-Delmas de Bordeaux. L'architecte urbaniste Cécilia Amor a conçu son aménagement qui doit être fortement végétalisé[1]. Le groupement de Maîtrise d'oeuvre du pont (lot 1) construit par Eiffage Génie Civil est aussi composé d'Artelia (mission études, DET, VISA, AOR, et OPC des 3 lots du projet FRISD, département Ouvrage d'art).
Réalisé sous la maîtrise d'ouvrage du Département de la Seine-Saint-Denis, le budget du pont se monte à 32,1 millions d'euros en 2021, entièrement financé par la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo)[2]. Le coût final du projet est de 42,59 millions d'euros HT, la Chambre régionale des comptes soulignant qu'« à compter du départ du démarrage des travaux, l’évolution du coût est restée maitrisée, ne présentant un écart que de 7,7 % à la clôture en euros constants, témoignant d’une exécution satisfaisante, d’un bon suivi, et d’un provisionnement pour risques adéquat de la part du Département »[6]
Ce pont est l'un des cinq franchissements construits à l'occasion des Jeux olympiques d'été de 2024 avec celui reliant le centre aquatique olympique et le Stade de France[7], les deux passerelles traversant le canal Saint-Denis (passerelle Lucie-Bréard entre le quartier du Franc-Moisin et le quartier du Stade de France, et liaison Pierre-Larousse à Aubervilliers, qui relie les quais Josette et Maurice-Audin sur la rive gauche, au quai Gambetta, rive droite[8]), ainsi qu'une passerelle au Bourget par-dessus l'autoroute A1[9].
Après les Jeux olympiques et paralympiques, le pont est ouvert aux habitants des communes qu'il relie. L'ouvrage est dénommé Pont olympique Louafi Bouguera et inauguré officiellement le . Il porte le nom de Louafi Bouguera, premier athlète africain indigène à conquérir une médaille olympique et a fortiori à être champion olympique en remportant le marathon des Jeux d'été à Amsterdam, tué par balles à Saint-Denis en 1959 durant la guerre d'Algérie[10],[11],[12].