Poraqueiba guianensis

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Poraqueiba guianensis
Description de cette image, également commentée ci-après
échantillon type de Poraqueiba guianensis collecté par Aublet en Guyane
Classification
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Celastrales
Famille Icacinaceae
Genre Poraqueiba

Espèce

Poraqueiba guianensis
Aubl., 1775[1]

Classification APG III (2009)

"Représentation graphique de la classification phylogénétique"
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Astéridées
Clade Lamiidées
Ordre n/a
Famille Metteniusaceae
Genre Poraqueiba

Synonymes

Selon GBIF (04 mars 2022)[2]

  • Barreria guianensis (Aubl.) Forsyth f.
  • Barreria gujanensis Raeusch.
  • Barreria theobromifolia Willd.
  • Meisteria anonyma J.F.Gmel.
  • Poraqueiba surinamensis Miers[3]

Poraqueiba guianensis est une espèce de plantes à fleurs appartenant à la famille des Metteniusaceae (anciennement des Icacinaceae). Il s'agit d'un arbuste rare de l'espèce type du genre Poraqueiba Aubl..


En Guyane, on on le connaît sous les noms de Umari (Portugais)[4], Gris-gris[5], Minquart (Créole), Boliquin, Nion-oudou (Paramaka).

Au Suriname, on l'appelle Jakanta, Gewone jakanta (Sranan tongo), Marisiballi (Arawak)[6].

Poraqueiba guianensis est un petit arbre du sous-étage à la canopée, atteignant 25 m de haut. Les jeunes rameaux sont apprimés-pubescents, devenant rapidement glabres. Le tronc, qui peut comporter des contreforts, porte une écorce lisse, de couleur gris cendré, avec des marques circulaires et des lenticelles orientées horizontalement, des tranches rouge orangé à brun rougeâtre, et des stries verticales plus foncées. Le bois est lourd (densité : 0,90), de couleur brun-ocre, maillé, à grain fin, avec des vaisseaux isolés au nombre de 6 à 12 par mm2, plutôt fins (90 à 110 µm)[5]

Les feuilles sont simples alternes rapprochées, coriaces, avec des nervures pubescentes sur les 2 faces, glabres et luisantes dessus, séricées devenant rapidement glabrescentes dessous, à marges entières, de forme elliptiques ovales ou oblongues, à apex acuminées, à base aiguë à largement cunéiforme ou rarement obtuse à arrondie, longues de 12-25 cm pour 5-10 cm de large. La nervure médiane en relief sur le dessus, et saillante en dessous. Les ± 7-8 paires nervures latérales, sont légèrement en relief ou plates au-dessus, saillantes en dessous, arquées, avec des veinules proéminentes des deux côtés. Les nervures tertiaires sont visibles des deux côtés, partant de la nervure médiane presque à angle droit, puis se courbant brusquement vers le bas pour rejoindre les secondaires. Le pétiole est long de 1 à 2 (2,9) cm, canaliculé au-dessus, strié, souvent tordu.

Le inflorescences sont des grappes nombreuses portant 3-5 fleurs, un peu plus longues que les pétioles, atteignant cm de long, soyeuses ; pédicelles courts, 0,5 mm de long ; glabres à l'intérieur des bractées et des bractéoles, d'environ mm de long.

Les fleurs subsessiles, odorantes, soyeuses à l'extérieur, mesurent mm de diamètre, et jusqu'à mm de long. Le calice est vert, avec 4 lobes sub-imbriqués, ovales, soyeux, mesurant environ 1 × 1 mm. La corolle est blanche, avec 4 pétales de forme oblongue-ovale, longs de mm pour mm de large, duveteux à l'extérieur, et à l'intérieur divisés en deux moitiés par une crête médiane charnue, glabre dans sa partie supérieure, et dans sa partie inférieure élargie, sulquée et pubescente, avec 3 rainures séparées par deux côtes charnues légèrement poilues. Les 5 étamines longues de 2 à 3 mm, s’insèrent dans les rainures des pétales (alterni-pétales), avec des filets aplatis, plus larges vers l'apex, et les anthères dressées introrses, nettement latérales sur le connectif. L'ovaire est globuleux, long de 1 à 1,5 mm, avec le style simple, long de 0,5 mm, et le stigmate discoïde, punctiforme.

Les fruits sont des drupes luisantes, vertes devenant jaunes à maturité (devenant noirâtres au séchage), renfermant une pulpe farineuse également jaune, de forme oblongue ou ellipsoïde à demi courbe, acuminées, longues de 3 à 4 cm pour environ cm de diamètre[7],[4],[6],[8].

Répartition

Poraqueiba guianensis est présent au Suriname, en Guyane, et au Brésil (Pará, Amapá)[7],[6].

Écologie

Poraqueiba guianensis est un arbre occasionnel à assez commun en forêt[6],[7] de terre ferme (non inondée)[4]. En Guyane, il fleurit en août, septembre, et fructifie en novembre[4].

Dans la "Reserva Florestal Adolpho Ducke" (Amazonas) il fleurit de juillet à décembre, et fructifie en janvier[9].

Phytogéographie

Poraqueiba guianensis témoigne des évolutions Phytogéographiques sur l'île de Marajo[10].

La composition chimique de Poraqueiba guianensis a permis d'expliquer l'évolution géographique de son groupe taxonomique[11].

Utilisations

Les fruits de Poraqueiba guianensis sont sucrés et farineux. Les fruits et graines de l'espèce proche Poraqueiba sericea Tul. sont commestibles[12].

Le bois de Poraqueiba guianensis a été étudié[13].

Chimie

Poraqueiba guianensis a fait l'objet d'analyses chimiques[14]. Il contient des tri-terpenoïdes[15] sont un original (acide icacinique)[16], et des sesquiterpenoïdes (emmotines)[17], mais pas de lignanes[18].

Protologue

Notes et références

Voir aussi

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