Pordic (commune déléguée)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Pordic commune déléguée | |||||
Plage de Port-Jéhan | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Saint-Brieuc Armor Agglomération | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Maurice Battas 2016-2020 |
||||
| Code postal | 22590 | ||||
| Code commune | 22P06 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pordicais, Pordicaise | ||||
| Population | 6 088 hab. (2013) | ||||
| Densité | 210 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 34′ 16″ nord, 2° 48′ 59″ ouest | ||||
| Altitude | 139 m Min. 0 m Max. 143 m |
||||
| Superficie | 28,94 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Plérin | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Pordic | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
| |||||
| modifier |
|||||
Pordic [pɔʁdik] (en breton Porzhig) est une ancienne commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
Le , elle fusionne avec sa voisine Tréméloir pour créer la nouvelle commune Pordic dont elle est une commune déléguée.
Climat

D’une superficie de 2 894 hectares, la commune est située au bord de la Manche, à environ 10 km au nord-ouest de la ville de Saint-Brieuc. Avec une altitude moyenne d’environ 100 m, elle occupe une partie du plateau qui entoure la baie de Saint-Brieuc. Ce plateau est entaillé par des vallées profondes, dont plusieurs délimitent le territoire de la commune (Parfond de Gouët, Rodo, Ic, ruisseau du Vau Madec).
Sur sa façade maritime, il est bordé par une côte à falaises qui laisse de temps à autre la place à de petites plages, (Tournemine, Petit Havre) ou à des grèves de galets (Barillet, Port Jéhan).
Le climat de Pordic est identique de celui de la ville de Saint-Brieuc. Voir : Climat Saint-Brieuc.
Communes limitrophes
Voies de communication et transports
Pordic est reliée au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce aux lignes 40 (pour la commune déléguée de Tréméloir) et 10 des Transports urbains briochins (TUB).
Urbanisme
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Pordic vers 1160, 1190 et en 1202, Porzic en 1198, Ecclesia de Port Dic en 1206, Ecclesia de Pordic en 1211, Parochia de Pordic en 1229, Pordich et Pordic en 1255, Pordic vers 1330[1].
Deux étymologies ont été formulées sur le nom. Pordic viendrait de la désignation en breton du port situé à l’embouchure de la rivière Ic (« port d’Ic »)[2], qui faisait partie autrefois du territoire pordicais. Il dépend aujourd’hui de celui de Binic, commune créée au début du xixe siècle par démembrement partiel de celles d’Étables-sur-Mer et de Pordic. Par ailleurs, selon Hervé Abalain, la localité qui est Porzhig en breton, serait le diminutif de Porzh, c'est-à-dire « le petit port »[3],[1].
En breton, le nom est Porzhig. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne[1].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 18,8 % des toponymes de la commune sont bretons[4].
Histoire
Préhistoire
Le territoire de Pordic a été occupé dès le Néolithique, mais les mégalithes érigés sur la commune ont été détruits au XIXe siècle. La période gallo-romaine y a laissé un certain nombre de traces, notamment les ruines du Camp des Bernains, situées à proximité du village de Quéré. Ce camp faisait vraisemblablement partie d’un ensemble défensif plus complet comprenant aussi celui de la ville Oria en Trégomeur et du Rocher-Collet en Lantic.
Moyen Âge
La paroisse de Pordic a été créée au haut Haut Moyen Âge par démembrement de la paroisse primitive de Plérin. Elle comprenait aussi à l’époque le territoire de Tréméloir.
La première mention qui a été conservée de son nom date de 1160, à l’occasion d’une donation à l’abbaye Sainte Croix de Guingamp. possession de Conan, fils cadet du comte de Penthièvre ; la paroisse a été attribuée en donation à l’abbaye de Beauport (près de Paimpol) lors de la création de cette abbaye, en 1202, par Alain, son frère aîné. De cette date jusqu’à la Révolution, la paroisse de Pordic dépendra d’ailleurs de l’abbaye de Beauport. Elle a traversé les diverses vicissitudes de l’histoire de la Bretagne mais en a gardé peu de traces ; même le donjon fortifié construit au XVIe siècle à la Côte de Courbiot pendant la guerre de la Ligue, a été détruit depuis.
En fondant l'Abbaye de Beauport pour les Prémontrés en 1202, Alain d'Avaugour, juveigneur de Bretagne et comte de Goëlo, donna à ladite abbaye les six grandes paroisses du Goëlo : Pordic, Étables, Plouvara, Plélo, Plouézec et Plouha, de sorte que Plouha était administré par un religieux de l'abbaye qui portail le titre de prieur-recteur. Les autres paroisses étaient desservies par des prêtres séculiers[5].
Époque moderne
Sous l'Ancien Régime, Pordic était une paroisse appartenant à l'évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo.
En 1665 Charles Colbert de Croissy écrit que « le lieu de Pordicq (Pordic) est gardé par la paroisse de Pordicq de quatre gardes de cent hommes chacune, celle de Plerneut (Plerneuf) une de cent hommes, celle de Saint-Donnant (Saint-Donan) deux de cent hommes chacune, celle de Tremusson (Trémuson) une autre de pareil nombre »[6].
Révolution française
Pordic a élu sa première municipalité en 1790.
Le XIXe siècle
En 1836, la commune a été amputée d’une partie de son territoire située sur la rive droite de l’Ic, attribuée à Binic dont la commune venait d’être créée quelques années auparavant (1821) par démembrement de celle d’Etables-sur-Mer.
Au XIXe siècle et pendant la première partie du XXe siècle, la commune de Pordic apparaissait comme une commune rurale traditionnelle avec cependant une activité maritime importante liée à la pêche côtière traditionnelle (Petit Havre), et surtout aux emplois fournis par la grande pêche à la morue (Binic, Saint-Quay-Portrieux et Paimpol) ainsi qu’à des activités annexes, comme des corderies.
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts de Pordic porte les noms de 180 soldats morts pour la Patrie[7] :
- 139 sont morts durant la Première Guerre mondiale .
- 34 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale .
- 2 sont morts durant la Guerre d'Algérie.
- 5 sont morts durant la Guerre d'Indochine.
- 2 sont morts pendant la Guerre d'Algérie[7].
La Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale , les Allemands installèrent quatre bunkers entre les hameaux du Vaudic et de Bourgneuf. Ils avaient pour objectif de protéger le port de Binic situé à deux kilomètres, ainsi que la pointe de Pordic, à 4 et 6 km, à l'Ouest de la plage des Rosaires[8].
Les allemands avaient également conçus un faux aérodrome avec des avions en bois, dans le secteur de la Croix Guinguard. Un bunker a aussi été construit[9].
Le XXIe siècle
La fusion avec Tréméloir
Le , Pordic fusionne avec sa voisine Tréméloir pour créer la nouvelle commune Pordic dont elle est une commune déléguée[10],[11].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
La commune de Pordic fait partie du canton de Plérin qui comprend les communes de Plérin, Pordic et Trémuson. Depuis le développement de l’intercommunalité autour de Saint-Brieuc, Pordic adhère aux diverses structures intercommunales qui se sont succédé pour organiser ce territoire :
- charte intercommunale en ;
- district urbain en ;
- communauté d'agglomérations en .
Par délibération du , cette communauté qui comprend 14 communes et compte un peu plus de 115 000 habitants est désormais dénommée Saint Brieuc Agglomération Baie d’Armor.
Jumelage
Démographie
Ses habitants sont appelés les Pordicais.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20],[Note 1].
En 2013, la commune comptait 6 088 habitants, en évolution de +6,12 % par rapport à 2008 (Côtes-d'Armor : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,49 %).




