Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne)
commune française du département de Lot-et-Garonne
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Port-Sainte-Marie, Lo Pòrt (Senta-Maria) en occitan, est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).
| Port-Sainte-Marie | |||||
Vue de Port-Sainte-Marie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Lot-et-Garonne | ||||
| Arrondissement | Agen | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Confluent et des Coteaux de Prayssas | ||||
| Maire Mandat |
Jacky Larroy 2020-2026 |
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| Code postal | 47130 | ||||
| Code commune | 47210 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Portais | ||||
| Population municipale |
1 887 hab. (2023 |
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| Densité | 100 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
2 318 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 15′ 06″ nord, 0° 23′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 27 m Max. 216 m |
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| Superficie | 18,94 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Port-Sainte-Marie (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Confluent | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | Site de la mairie | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Commune située sur la Garonne et sur la route départementale 813 (ancienne route nationale 113) entre Tonneins et Agen.
Accès par la SNCF : gare de Port-Sainte-Marie, sur la ligne Bordeaux - Sète.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Aiguillon, Bazens, Feugarolles, Galapian, Lagarrigue, Saint-Laurent et Thouars-sur-Garonne.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 731 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prayssas à 10 km à vol d'oiseau[8], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 815,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,9 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme

Typologie
Au , Port-Sainte-Marie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Port-Sainte-Marie[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[12],[13]. La commune est en outre hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (37,3 %), terres arables (30,3 %), cultures permanentes (13,4 %), forêts (10,5 %), zones urbanisées (4,8 %), eaux continentales[Note 4] (3,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Port-Sainte-Marie est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment la Garonne et l'Auvignon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1990, 1999, 2003, 2009, 2018 et 2021[19],[17].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des glissements de terrain et des tassements différentiels[20]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[21].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[22]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (91,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 5],[23].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1998, 2003, 2005, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2013[17].
Risque technologique
La commune est en outre située en aval des barrages de Grandval dans le Cantal et de Sarrans en Aveyron, des ouvrages de classe A[Note 6]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[25].
Toponymie
Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte le nom révolutionnaire de Port-de-la-Montagne-sur-Garonne (abrégé aussi en Le Port)[26].
Histoire
Les premières traces d’occupation remontent à l’âge du bronze. Des habitats troglodytes et des vestiges gallo-romains révèlent une commune stratégique pour le commerce fluvial. Son nom médiéval « Portu Beate Marie » (1253) souligne son rôle de port dédié à la navigation garonnaise. Le XVIIIe siècle marque un tournant avec la construction de multiples lieux de culte. Parmi 12 édifices classés, l’église Notre-Dame se distingue par ses fresques du XIXe siècle. Sa restauration minutieuse a conservé les caractéristiques gothiques originelles tout en intégrant des éléments néo-romans.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Jumelages
Castelnuovo Scrivia (Italie) depuis 1963.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].
En 2023, la commune comptait 1 887 habitants[Note 7], en évolution de −2,28 % par rapport à 2017 (Lot-et-Garonne : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune est dotée d'une école maternelle et primaire, ainsi qu'un collège.
Culture locale et patrimoine




Lieux et monuments
- Pont de chemin de fer sur la Garonne, ligne Port-Sainte-Marie à Riscle[33], construit en 1875 par l'ingénieur des Ponts et Chaussées Petit, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1997.
- Église Saint-Vincent-du-Temple, église de la commanderie des Templiers[34],[35] de la seconde moitié du XIIIe siècle. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1908[36].
- Église Notre-Dame[37], ancienne dépendance du chapitre Saint-Caprais d'Agen. L'église a été reconstruite au début du XIVe siècle. L'église a été restaurée à partir de 1855. L'église a été inaugurée en 1868 après la restauration du décor peint. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1912[38].
- Église Saint-Julien de Port-Sainte-Marie. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[39].
- Église Saint-Marcelin de Boussères. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[40].
- Église Saint-Germain, place Mazet-Viel.
- Église des Capucins.
- Église Saint-Michel de Mazères.
- Église Saint-Pierre ou Saint-Sever de Manères.
- Église des Jacobins[41],[42].
Lieux et monuments disparus
- Église Saint-Pierre de Romas.
- Le pont suspendu
- La halle aux Chasselas
- Le monument des mariniers
- La promenade du désert
Personnalités liées à la commune
- Nostradamus Médecin, astrologue.
- Catherine de Médicis Régente du royaume de France.
- Henri IV Roi de France et de Navarre.
- Ordre du Temple Ordre religieux
- Théophile de Viau Poète, dramaturge.
- André Bacqué Sociétaire de la Comédie française.
- Jules Cels Homme politique
- Pierre Marraud Homme politique
- Adhémar de Guilloutet Homme politique.
- Robert Philippot Homme politique, mort à Auschwitz.
- Pierre Rivière Médecin, apothicaire.
- Zoran Boukherma Scénariste, réalisateur.
- Ludovic Boukherma Scénariste, réalisateur.
- Mathieu Bandello Évêque, écrivain.
- Maïté Bouyssy Historienne.
- Carles Diaz Poète, écrivain.
Héraldique
| Blason | Coupé: au 1er d'azur au château d'or, maçonné et ouvert de trois pièces de sable, surmonté de trois tourelles, celle du milieu donjonnée et pavillonnée d'or, au 2e d'argent, à sainte-Marie de carnation, auréolée d'or, vêtue de pourpre, debout sur une barque d'argent posée sur des flots d'azur, accostée de deux anges affrontés du champ[43].
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| Détails |
Voir aussi
Bibliographie
- Philippe Lauzun, « Le couvent des Jacobins de Port-Sainte-Marie », dans Revue de l'Agenais, 1905, t. 32, p. 289-305 (lire en ligne)
- (fr + la) Jacques Dubourg, « La brève existence de la commanderie templière de Port-Sainte-Marie », Revue de l'Agenais, Société académique d'Agen., vol. 133, no 1, , p. 17-28 (présentation en ligne)
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

