Portail:Cinéma québécois
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Les films • Scénaristes • Acteurs et actrices • Réalisateurs et réalisatrices
Producteurs et productrices • Cinémathèque québécoise • Office national du film • TélévisionLe cinéma québécois est l’un des deux cinémas nationaux du Canada. Culturellement distinct du cinéma canadien, il prend son essor à la fin des années 50, lors de la Révolution tranquille. Né du désir d’émancipation culturelle des québécois, il a su se tailler un marché intérieur au Québec et détient aujourd’hui une reconnaissance internationale grâce à sa filmographie.
Le cinéma au Québec repose sur des sources de financement publiques et privées. À l’image de la société québécoise, le contenu qui y est créé est, en grande partie, d’expression française, mais demeure, à un certain point, attaché à la culture nord-américaine. Le Québec possède le second cinéma francophone par l’importance du nombre de productions après le cinéma français.
La télévision québécoise est une partie essentielle de la culture québécoise et canadienne-française. Elle se développe à partir des années 1950, lorsque le gouvernement fédéral du Canada se donne comme objectif d'offrir une alternative aux émissions de télévision américaines. Ainsi, la Télévision de Radio-Canada est créée le . Elle fournit alors des programmes en même temps qu'elle devient une école de création audiovisuelle et un moyen de renforcer l'identité et la culture du Québec.
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Film
La Guerre des tuques est une comédie dramatique québécoise réalisée par André Mélançon et sortie en 1984. Le film est le premier de la série de films pour enfants Contes pour tous, créée par les productions La Fête. Ce film a été distribué dans plus de 125 pays. C'est le congé des Fêtes qui commence et, en revenant de l'école, un gang de « p'tits gars » décide de faire la guerre avec un butin qui sera partagé par les vainqueurs. Luc Chicoine est le boss des bécosses et met sur papier les règles de la guerre. Les jeunes sont ensuite séparés en deux équipes, mais chacun choisit son camp : Jean-Louis Lapierre et François « Les lunettes » dans l'équipe de Pierre (auxquels se rajouteront Sophie et Lucie Tremblay plus tard dans le film). Les jumeaux Leroux (Georges et Henry), Chabot, Ti-Jacques et sa sœur France, Maranda, Lagacé font partie quant à eux de l'équipe de Luc. Les plus nombreux attaqueront et les autres se construiront un château fort avec les plans de François. Acteur
Juliette Béliveau est née à Nicolet le et est décédée le à Montréal. Elle commence à dix ans sa carrière de comédienne au Monument-National dans le cadre des Soirées de famille d'Elzéar Roy. L'essor de la radio au cours des années 1930 ouvre de nouvelles voies à la comédienne. Elle est de la distribution des feuilletons radiophoniques les plus populaires du Québec : Le Curé de village (CKAC, 1935-1938), Rue Principale (CKAC, 1937-1959), La Pension Velder (SRC, 1938-1942), Un homme et son péché (SRC, 1939-1957) et Métropole (SRC, 1943-1956). À partir de 1930, Juliette Béliveau est très présente sur les scènes burlesques de Montréal et travaille avec Jean Grimaldi, Olivier Guimond, père, Arthur Petrie, Juliette Petrie, Manda Parent, Rose Ouellette, Paul Desmarteaux et plusieurs autres. Elle aurait joué plus d'une centaine de fois uniquement au Théâtre National de Montréal. Juliette Béliveau et Juliette Huot forment, à la fin des années 1940, un duo comique burlesque très populaire. Juliette Béliveau est de presque toutes les premières productions du cinéma québécois naissant. Elle tourne dans Un homme et son péché (1949) scénarisé par Paul Gury, Le Gros Bill (1949) et Le Rossignol et les cloches (1950) de René Delacroix et Tit-Coq (1952) de Gratien Gélinas. Son rôle de tante Clara dans le film de Gratien Gélinas lui vaut d'ailleurs le Castor 1953 du meilleur rôle de soutien au cinéma québécois. |
Cinéaste, évènement
Robert Lepage (né le 12 décembre 1957 à Québec) est un metteur en scène, un scénographe, un auteur dramatique, un acteur et un cinéaste québécois (Canada). Reconnu par la critique internationale, il crée et porte à la scène des œuvres originales qui bouleversent les codes de réalisation scénique classique, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies lui servant à développer de nouvelles écritures scéniques. Il puise son inspiration dans l’histoire contemporaine et son œuvre, moderne et insolite, transcende les frontières. En 1975, alors qu'il est âgé de dix-sept ans, il entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec. En 1978, il fait un stage à Paris, sous la direction d'Alain Knapp. À son retour, il participe à plusieurs créations dans lesquelles il cumule les rôles de comédien, d’auteur et de metteur en scène. C'est en 1985, avec la pièce La Trilogie des dragons, qu'il devient connu du public mondial. Il créera ensuite les pièces Vinci (1986), Le Polygraphe (1987-1990) et Les Plaques tectoniques (1988-1990). En 1994, Lepage fonde sa propre compagnie de création multidisciplinaire, Ex Machina à Québec. Lui et sa nouvelle équipe présenteront coup sur coup Les Sept Branches de la Rivière Ôta (1994), Le Songe d'une nuit d'été (1995) et un spectacle solo, Elseneur (1995-1997). En 1994, Lepage scénarise et réalise son premier long métrage, Le Confessionnal, présenté l’année suivante à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes. Deux ans plus tard, il réalise Le Polygraphe. En 1998, il signe un film portant sur la Crise d'octobre, Nô, pour lequel il fait de nouveau appel à son actrice-fétiche, Anne-Marie Cadieux, pour camper le rôle principal. En 2003, il adapte pour le cinéma sa pièce La Face cachée de la lune, sans doute son œuvre la plus connue internationalement. Le saviez-vous ?
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Quand vous tournez un documentaire, c'est le même phénomène qu'en fiction sauf que le processus est inversé et beaucoup plus long. Les gens ne disent pas toujours ce que tu veux qu'ils disent. À l'étape du montage, le doute t'envahit. Le cinéma direct est-il dépassé? C'est comme si on était accroché à une vieille pensée. On s'imagine que c'est vrai et pur. Or c'est absolument faux; en fait, il y a une manipulation du texte et de l'événement comme dans un film de fiction. |
— Jean-Claude Labrecque (1983) |
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