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Porte-avions léger

type de porte-avions de taille inférieure From Wikipedia, the free encyclopedia

Un porte-avions léger est un navire plus petit que les porte-avions « standards » (on emploie aussi les termes de porte-avions d'escadre, en anglais : "fleet carriers",) la définition pouvant varier d'une marine à l'autre. À la différence du porte-avions d'escorte, lent et peu protégé, qui est conçu pour défendre les convois ou soutenir des opérations amphibies, le porte-avions léger constitue une version plus petite d'un porte-avions standard, souvent moins rapide et moins protégée mais néanmoins capable d'intégrer un groupe aéronaval.

Cavour

Histoire

HMS Centaur (1965)

L'essor du porte-avions léger a lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis construisent la classe Independence en convertissant les coques des croiseurs légers de la classe Cleveland. Ils développent ensuite la classe Saipan mais les deux navires de cette série arrivent trop tard pour participer aux combats. La France et l'Espagne auront des bâtiments de la classe Independence après-guerre.

Les Britanniques, quant à eux, construisent la classe Colossus, une version à échelle réduite de la classe Illustrious[1] qui, malgré de nombreux compromis, arrive trop tard pour participer aux opérations. Ils feront néanmoins le bonheur de nombreuses marines alliées après la guerre[2]. Ainsi, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, le Canada, la France et les Pays-Bas utiliseront des bâtiments de la classe Colossus. Les six derniers bâtiments de la classe Colossus ont été rapidement modifiés avant leur construction pour pouvoir recevoir des avions plus rapides et plus grands. Ils constituent la classe Majestic. Encore en construction à la fin du conflit, leur construction fut alors suspendue, ne répondant plus à un besoin opérationnel urgent. Cinq d’entre eux, après la reprise de leur construction et l’apport de modifications, entrèrent bien plus tard en service au sein de la Royal Australian Navy, de la Marine royale canadienne et de la Marine indienne.

La marine japonaise, quant à elle, constate que les capacités industrielles du Japon ne lui permettent pas de rivaliser avec les États-Unis et procède à la conversion de différents types de navires (ravitailleurs de sous-marins, pétroliers, paquebots) en porte-avions « légers ». Ces transformations ne sont pas toutes couronnées de succès mais l'affaiblissement général de la marine japonaise dès 1942 ne facilite pas une évaluation objective de ses navires.

Comparaison des principaux types de porte-avions légers de la Seconde Guerre mondiale

Les Independence sont le produit d'un programme d'urgence. La priorité est de mettre en œuvre très rapidement des porte-avions rapides, bien protégés et donc capables d'évoluer en première ligne au sein des forces opérationnelles. Par pragmatisme, la marine américaine choisit de convertir dans un même chantier naval neuf croiseurs légers en cours de construction en acceptant les avantages (vitesse des navires, blindage et compartimentage, délai de mise en œuvre) et les inconvénients (taille, stabilité) qui résultent de ces choix.

La Royal Navy constate qu'elle manque de porte-avions mais que les capacités industrielles du pays (nombre de chantiers navals), les contraintes (main d'œuvre, bombardements allemands) et le temps nécessaire à la construction de « vrais » porte-avions d'escadre la forcent à faire des compromis. Elle choisit de développer et de faire construire dans des chantiers non spécialisés des navires sans blindage, moins compartimentés et moins rapides que les porte-avions d'escadre. Malgré ces compromis, les Colossus n'entrent en service qu'à la fin de la guerre et ne participent pas aux combats. Il est donc impossible d'évaluer leur pertinence face à une menace réelle (sous-marins, kamikaze etc.).

Contrairement aux navires américains et anglais, les porte-avions légers japonais n'appartiennent pas à une classe unique. On compte au moins cinq conversions de navires auxiliaires en porte-avions légers dont les deux navires de la classe Zuihō, qui illustrent bien les choix effectués (pas d'îlot, pas de blindage, pas de catapulte)[3].

Côté allemand, il y a deux projets visant à construire des porte-avions légers à partir de coques de croiseurs déjà en construction. L'un consiste à transformer le croiseur anti-aérien français de Grasse, de dimensions similaires aux navires de la classe Independance, dont la construction a été interrompue par l'armistice de 1940. L'autre se base sur le Seydlitz, croiseur de la classe Admiral Hipper, légèrement plus grand. Ces deux projets, lancés en 1942, n'ont pas vu leur construction avancer significativement avant la fin du conflit[4].

Davantage d’informations PA léger classe Independence (USA), PA léger classe Colossus (UK) ...
PA léger
classe Independence
(USA)
PA léger
classe Colossus
(UK)
PA léger
classe Zuihō
(JAPON)
Programme Croiseur légers Classe Cleveland transformés
en cours de construction
Version à taille réduite de la classe Illustrious
mais construite selon des standards
de la marine marchande
ravitailleurs de sous-marins transformés
pont continu - pas d'îlot
Longueur 190 m 211 m 205,5 m
Pont d'envol 168 × 22 m[5] 210 × 23 m[6] 180 × 23 m
Hangar 97 × 17 m[5] 101 × 16 m[6],[N 1] 124 × 18 m
Déplacement[N 2]
standard/pleine charge
11 000 / 15 100 Long ton 13 190 / 18 040 Long ton 11 262 / 14 200 Long ton
Puissance 100 000 ch 40 000 ch 52 000 ch
Propulsion 4 hélices 2 hélices 2 hélices
Vitesse 31 nœuds (57,4 km/h) 25 nœuds (46,3 km/h) 28 nœuds (51,9 km/h)
Catapulte(s) 1 puis 2[N 3] 1 aucune
Ascenseurs 2 2 2
Avions[N 4] 33 37-42 [N 5] 30
Armement 2 × 4 canons de 40 mm
9 ou 10 × 2 canons de 40 mm
4 à 22 canons de 20 mm
4 à 6 × 4 canons de 40 mm (pom-pom)
16 × 2 canons de 20 mm[N 6]
4 × 2 canons de 127 mm
4 × 2 canons de 25 mm[N 7]
Blindage 50–125 mm aucun aucun
Équipage 1 569 1 300 785
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Porte avions légers récents

Tous ces porte-avions légers opèrent avec des Sea Harrier, des AV-8B Harrier puis des F-35B.

Notes et références

Voir aussi

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