Au Salon de 1783, un autre portrait avait précédemment été exposé qui la représente dans une robe de gaule (mousseline de coton) qui est généralement utilisée en linge de corps ou d'intérieur. Mais les critiques se scandalisent du fait que la reine est en chemise, si bien qu'au bout de quelques jours, Mme Vigée Le Brun fait retirer Marie-Antoinette en gaulle et le remplace.
Le succès du second portrait profite du «faux pas» du premier. La peintre use d'une science subtile de transgressions «sécurisées» et de compromis «délibérés».
Le premier tableau valut à la peintre de nombreuses commandes et l'institua en initiatrice et en maitresse incontestée d'un nouveau type de portrait féminin[2].
↑Martine Lacas (dir.) et al., Peintres femmes, 1780-1830: Naissance d'un combat, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, , 208p. (ISBN978-2-7118-7495-8), p.122— Catalogue publié à l'occasion de l'exposition «Peintres Femmes, 1780-1830. Naissance d'un combat», présentée au Musée du Luxembourg (Sénat), Paris, du 3 mars au 4 juillet 2021.