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Ports-sur-Vienne

commune française du département d'Indre-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Ports-sur-Vienne, officiellement dénommée par décret du Premier ministre en date du [1] est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Ports-sur-Vienne
Ports-sur-Vienne
Ports-sur-Vienne, vallée, coteau et plateau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Christophe Rimbault
2026-2032
Code postal 37800
Code commune 37187
Démographie
Gentilé Portais
Population
municipale
352 hab. (2023 en évolution de −1,95 % par rapport à 2017)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 58″ nord, 0° 33′ 17″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 123 m
Superficie 11,01 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Sainte-Maure-de-Touraine
Localisation
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Ports-sur-Vienne
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Ports-sur-Vienne
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Ports-sur-Vienne
Liens
Site web ports-37.com/
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Vienne et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Ports-sur-Vienne est une commune rurale qui compte 352 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Tours.

Géographie

Hydrographie

Réseau hydrographique de Ports.

La commune est bordée par la Vienne (sur 3,635 km) sur son flanc est. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 10,63 km, comprend également sept petits cours d'eau dont la Veude (1,518 km)[2],[3].

La Vienne, d'une longueur totale de 363,3 km, prend sa source sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et 895 m et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin, à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[4]. La station de Nouâtre permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 61 ans pour cette station) varie de 60 m3/s au mois d'août à 355 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 2 480 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 8,61 m le [5],[6]. Sur le plan piscicole, la Vienne est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[7].

Deux zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Veude de Grisay à l'A10 » et « la vallée de la Veude de Ponçay à Grisay »[8],[9].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[13]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 672 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Épain à 15 km à vol d'oiseau[16], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 745,6 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Ports-sur-Vienne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[20]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,6 %), zones agricoles hétérogènes (21,7 %), prairies (10,8 %), forêts (8,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %), eaux continentales[Note 3] (2,7 %), zones urbanisées (0,2 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie

Par un décret du , publié au Journal Officiel du , la commune de "Ports" prend officiellement le nom de Ports-sur-Vienne[1].

Histoire

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Gaëtane Baranger    
mars 2014 mars 2026 Daniel Poujaud   Retraité Fonction publique
mars 2026[25] en cours Christophe Rimbault    
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2023, la commune comptait 352 habitants[Note 4], en évolution de −1,95 % par rapport à 2017 (Indre-et-Loire : +2,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340325299339345402365405414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
369364391404432407439408396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394398385451397415390414445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
458437406345343347354356356
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
363352-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Martin de Ports.

Église paroissiale Saint-Martin

Appelée à l'origine église de la Translation-de-Saint-Martin, cette église romane du XIème siècle a conservé son abside semi-circulaire voutée en cul-de-four avec deux fenêtres en plein cintre, une partie de sa nef en petit appareil et le clavage en plein-cintre de la porte primitive sur la façade ouest où se trouve maintenant une porte avec linteau droit.

Plusieurs vitraux viennent l'éclairer : quatre, signés Etienne Lobin, sont datés de 1926 et sortent du célèbre atelier tourangeau Lobin. Ils représentent Saint Martin de Tours, Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte Jeanne-d'Arc et l'apparition de l'immaculée conception à Sainte Bernadette. Un cinquième vitrail de 1927 signé Lucien (Lux) Fournier rend hommage aux enfants de la commune morts en 14-18.

Claude Gillier, dame de Ports en 1627, serait enterrée dans l’église de Ports-sur-Vienne. Cependant, elle est peut-être confondue par les sources locales avec Damoiselle Claude de Villars, épouse de Jacques Deffray, sieur de la Boutière (ancien nom du Boucaire) décédée en 1655, dont la plaque funéraire est visible en l'Eglise Saint-Martin de Ports.

Les fours à chaux

Les fours à tuiles, à briques et à chaux furent les premières usines qui apportèrent dans la région des possibilités de travail autres que la terre et les métiers attenants. C'est à Ports-sur-Vienne au XVIIIe siècle au lieu-dit les Tuileries que furent construits les premiers fours. En 1864, construction d'un, puis de trois fours à chaux au Vieux Port. En 1868, au lieu-dit le Coteau de Noyers au Vieux Port, construction d'une grand fabrique de sept fours à chaux à feu continu et flamme courte, mais le l'écroulement du coteau sur 140 m de long et 60 m de profondeur détruisit complètement l'usine. Cette catastrophe fit 25 morts et 8 blessés. En 1882, toujours à Ports au lieu-dit les Caves, deux fours à chaux avec hangar furent construits pour un fabricant d'Antogny-le-Tillac, monsieur Albert Tissier. En 1933, une SARL Chaux et gisement de Touraine Ancien Et. Tissier est constituée, et elle tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 1952, la fabrique sera partiellement détruite.

Le château de Ports

Le château de Ports est parfois appelé Haute Clair ou Hauteclaire. D'après des sources locales, ce surnom est donné au château dans la seconde moitié du XXe siècle peut-être en référence à Hauteclaire, l'épée mythique du chevalier Olivier dans la chanson de Roland. Un jeu de mots à propos de ce château, car la demeure est effectivement haute et claire, du fait de la couleur blanche du tuffeau, la pierre crayeuse typique de la Touraine.

Les études historiques n'ont pas permis, à ce jour, de déterminer de façon précise le premier commanditaire de la construction de ce logis défensif, estimée au XIVe ou XVe siècle, mais dont il est certain qu'il est remanié plusieurs fois à diverses époques par ses différents seigneurs.

Le château est resté durant trois siècles, des XVe au XVIIe siècles par le jeu d'alliances sur plusieurs générations, la propriété des familles Gillier et Périon. La famille Périon progressivement ruinée, Jean de Périon se voit saisir le château de Ports en très mauvais état en 1708[30].

Par la suite, le domaine change de possesseur puisque le propriétaire, en 1773, se nomme Guillemot de l'Espinasse, mais le château n’est alors habité durant 30 ans que par le fermier de la seigneurie qui y élève sa famille[31]. Veuf, il se retire à La Jacquerie (un lieu-dit de Ports, à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau au nord du château) où il meurt en 1795 [32]. Après la Révolution, le château est transformé en exploitation agricole et une partie de la bâtisse et presque toutes les fortifications servent de carrière de pierres[33].

En 1966 il est acheté en ruines par les tisserandes de l'Atelier de la Martinerie pour y vivre, y travailler et y développer une œuvre de tapisseries, reconnue et exposée à l'international[34]. Elles procèdent jusque dans les années 1970 à la restauration des lieux, en finançant les travaux par la vente de leurs tapisseries[35]. Deux des tisserandes décèdent en 2008 et 2024. La dernière, très âgée, vit toujours sur place en 2026[35].

De nouveau le château est laissé sans entretien, ce qui menace - et le château lui-même y compris les aménagements remarquables que les tisserandes y ont créés - et leur collection de tapisseries, tous leurs matériels, leur immense bibliothèque, leur important ensemble de dessins, cartons, esquisses, projets et le stock de fournitures textiles. Suite à une rencontre, une association de sauvegarde est créée fin 2025[36] par une petite équipe très motivée pour réunir les fonds nécessaires au sauvetage du château, à la conservation et la transmission de l'œuvre de l'Atelier de la Martinerie et pour, un jour, pouvoir ouvrir le château au public[37].

La Tour Chappe

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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