Poussée hypertensive
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La poussée hypertensive correspond à une pression artérielle sévèrement élevée (hypertension artérielle sévère) sans souffrance viscérale immédiate. Cela correspond à une pression artérielle systolique (PAS) supérieure ou égale à 180 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique (PAD) supérieure ou égale à 110 mmHg.
La pression artérielle à ce niveau présente un risque élevé de complications. En cas de complications, c'est-à-dire de souffrance d'organes, il s'agit alors d'une hypertension artérielle maligne (HTA maligne).
La mesure de la pression artérielle (PA) doit se faire dans de bonnes conditions :
- patient assis, ou couché depuis plusieurs minutes au calme,
- pratiquer au moins 2 mesures, à 1 ou 2 minutes d’intervalle, et répéter les mesures, si les 2 premières sont très différentes,
- brassard adapté à la corpulence du patient et positionné sur bras dévêtu,
- PA aux deux bras,
- PA 1 à 5 minutes après passage en orthostatisme (en particulier chez patients âgés, diabétiques)[1].
Symptômes
Les personnes dont la pression artérielle est comprise dans cette plage (PAS égale ou supérieure à 180 mmHg et/ou PAD égale ou supérieure à 110 mm Hg) peuvent ne présenter aucun symptôme, mais sont plus susceptibles de déclarer des maux de tête (22% des cas)[2] et de vertiges que la population en général[3]. D'autres symptômes accompagnant une poussée hypertensive peuvent inclure une détérioration visuelle due à une rétinopathie, un essoufflement dû à une insuffisance cardiaque ou un sentiment général de malaise dû à une insuffisance rénale[4].
On sait que la plupart des personnes ayant une poussée hypertensive ont une pression artérielle élevée, mais des déclencheurs supplémentaires peuvent avoir conduit à une augmentation soudaine[5].
Recherche et correction de facteurs déclenchants
Il faut rechercher et corriger les éventuels facteurs déclenchants tels que la douleur, la rétention aiguë d’urine, l'attaque de panique (les anxiolytiques ont une efficacité non démontrée en dehors d’un contexte où l’anxiété est facteur déclenchant évident). D'autres facteurs déclenchants sont l'arrêt ou le changement d’un traitement antihypertenseur, la prise de toxiques sympathomimétiques (cocaïne, LSD, amphétamines, gouttes nasales vasoconstricteurs) ou encore la prise d’un médicament qui limite l’efficacité du traitement antihypertenseur (AINS, pansements gastriques)[1].