Power and Propulsion Element
Module spatial regroupant des fonctions de support et de propulsion utilisé par la sonde martienne Space Reactor‑1 Freedom
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Power and Propulsion Element, plus généralement désigné par son acronyme PPE, est un module de mission spatiale qui fournit de l'énergie électrique, assure la propulsion et comprend un système de télécommunications. Il est développé par la société Maxar Technologies.
Module de la station spatiale Lunar Gateway
| Agence spatiale |
|
|---|---|
| Constructeur |
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| Rôle principal | Habitat - Communications - Support de vie |
| Lancement | décembre 2028 |
| Lanceur | Falcon Heavy ? |
| Statut | En construction |
| Volume pressurisé | 0 |
|---|---|
| Écoutille(s) (disponible) | 0 |
| Sas | non |
|---|---|
| Port amarrage vaisseau | non |
| Autres équipements |
Panneaux solaires ROSA Propulsion (Propulseur à effet Hall) |
| HALO | Habitat et système de support de vie |
|---|
PPE devait à l'origine être utilisé par la mission Asteroid Retrieval and Utilization annulée en 2017. Il est ensuite réaffecté à la station spatiale lunaire Lunar Gateway qui doit servir de base pour les missions avec équipage à la surface de la Lune du programme Artemis qui comprend dans sa configuration initial également les modules ESPRIT et HALO. La remise à plat du programme Artemis en mars 2026 qui entraine le report de la station spatiale lunaire à une date non précisée, le module PPE est intégrée à la plateforme de la mission martienne Space Reactor‑1 Freedom. Dans cette nouvelle configuration il doit être alimenté en énergie par un réacteur nucléaire à fission d'une puissance de 20 kW (une première pour la NASA).
Caractéristiques techniques
Le module prend en charge la propulsion à l'aide de propulseurs à effet Hall, alimente en énergie ses moteurs électriques à l'aide de ses panneaux solaires ROSA, assure le contrôle d'attitude et héberge le système de télécommunications. La propulsion électrique d'une puissance totale de 50 kilowatts est assurée par plusieurs propulseurs à effet Hall : deux propulseurs AEPS de Aerojet Rocketdyne ayant une puissance unitaire de 12, 5 kW et plusieurs moteurs Busek d'une puissance de 6 kW. Les panneaux solaires fournissent 70 kilowatts[1],[2]. Ils alimentent les propulseurs électriques du module et fournissent l'énergie à la station spatiale. Ils sont développés par la société SolAero Technologies filiale depuis peu de Rocket Lab. Les cellules solaires de type Z4J ont un rendement minimum de 30%[3].
Construction du module PPE
En mai 2019, la NASA sélectionne le constructeur américain Maxar Technologies pour la construction du module PPE en allouant un budget de 375 millions US$[4]. En mai 2020, deux sources de surcoût et éventuellement de décalage du planning sont découvertes : d'une part, la mise au point de la propulsion électrique, trois fois plus puissante que tout ce qui été mis en œuvre jusque-là, est plus difficile que prévu, d'autre part, certaines spécifications techniques (système de contrôle, énergie fournie à la station), qui ont été élaborées avant celles de la station spatiale, doivent être revues[5]. En février 2021, la NASA sélectionne pour un montant de 331 millions US$ la fusée Falcon Heavy pour le lancement des modules PPE et HALO de la station spatiale lunaire[6].

Lancement et utilisation
Initialement le module PPE accouplé au module HALO doit être placé en orbite en 2025 par un lanceur Falcon Heavy puis placé sur une orbite lunaire de type NHRO à l'aide de la propulsion électrique du module PPE[6].
En mars 2026 le nouvel administrateur de la NASA Jared Isaacman annonce lors de sa présentation de la refonte du programme Artemis un report à une date indéterminée de la station lunaire Lunar Gateway. Le module PPE est réaffecté à une nouvelle mission martienne Space Reactor‑1 Freedom qui doit être lancée en décembre 2028. La propulsion doit être alimentée en électricité par un réacteur nucléaire à fission[7].