Poya (peinture)

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Un chalet à fronton décoré de poyas à Estavannens.

En peinture, la poya (du mot qui signifie en francoprovençal « montée », « côte » ou « montée en alpage »), est une représentation picturale profane, d'art populaire souvent naïve, qui, représente la montée aux alpages (transhumance) des troupeaux principalement dans le canton de Fribourg en Suisse, peints par les armaillis, les bergers d'alpage.

L'origine et la fonction de ces tableaux étaient initialement de fournir « l'inventaire » du troupeau, des personnes et du matériel (contenu dans le « train du chalet ») se rendant à l'alpage.

Ces tableaux étaient ensuite disposés sur les frontons ou bien au-dessus des fenêtres de chaque maison en signe de prospérité.

Détail du fronton d'un chalet décoré d'une poya.
Tableau à Estavannens, sur le fronton d'une maison.
Tableau Le Dru.

Le genre est issu des peintures et gravures de vie pastorale en vogue à la fin du XVIIIe siècle, qui ont pour sujet la vie de l'homme simple et innocent non corrompu par la société[1]. Beaucoup de petits maîtres suisses se prêtent à ce sentimentalisme montagnard, comme F. N. König, J.-G. Volmar, G. Lory père et fils, etc.

L'armailli, berger alpin devenu figure tutélaire et emblématique de cette vie pastorale, est intégré dans la culture du sentiment national suisse. Des fêtes populaires naissent dès 1805 (Berne, Fête des bergers d'Unspunnen), puis la traditionnelle Fête des Vignerons de Vevey qui prend une ampleur nouvelle dès 1819 où le « Ranz des vaches » est chanté pour la première fois par les armaillis fribourgeois en guise d'hymne.

Poya vers Glion-Caux dans le canton de Vaud.
Poya sur une grange à Rougemont dans le canton de Vaud.

Peintres et graveurs des sujets ruraux et de la « Montée à l'alpage »

  • Abraham Kyburtz, Montée à l'alpage, gravure (1754),
    frontispice de Theologia naturalis et experimentalis[2]
  • Théophile Steinlen (1779-1847)[3],
    poya de 14 mètres de long pour la Fête des Vignerons de 1833.
  • Joseph Sudan (1808-1877),
    premier peintre à représenter en poya, les montagnes de Gruyère.
  • Johann Jakob Hauswirth (1809-1871),
    La montée à l'alpage (1870), papiers découpés et collés.
  • Aloys Lämmler (1809-1865),
  • Johannes Müller (1806-1871), (1806-1871)
  • Albert Lugardon (1827-1909),
  • Auguste Clavel (1844-1933),
  • Joseph Reichlen (1846-1913),
  • François Oberson (1859-1940),
  • Joseph Python
  • Simon Pasquier (1926-2010),
  • Émile Bussard (1879-1966),
  • Hans Ecoffey (1879-1949),
  • André Currat (1872-1951),
  • Albert Reuteler (1878-1951),
  • Isidore Esseiva (1890-1970),
  • Joseph Dupasquier (1893-1987),
  • Lucie Bochud (1896-1994)[4],
  • Isidore Castella (1883-1946)
  • Paul Yerly (1900-1969),
  • François Menoud (1905-1951),
  • Aimé Mesot (1905-1991),
  • André Mesot (1914-1996),
  • John Perriard (1907-2004),
  • Louis Pittet (1908-1971),
  • Marie Oberson (1910-1996)[5],
  • Gustave Oberson (1915-1974),
  • Laurent Musselier (1915-1991),
  • Raymond Sudan (1916-1995),
  • André Chassot (1919-1992).
  • Anne Rosat (1935-)[6]

Le genre proprement nommé Poya

Recensement

Annexes

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