Poya (peinture)
From Wikipedia, the free encyclopedia

En peinture, la poya (du mot qui signifie en francoprovençal « montée », « côte » ou « montée en alpage »), est une représentation picturale profane, d'art populaire souvent naïve, qui, représente la montée aux alpages (transhumance) des troupeaux principalement dans le canton de Fribourg en Suisse, peints par les armaillis, les bergers d'alpage.
L'origine et la fonction de ces tableaux étaient initialement de fournir « l'inventaire » du troupeau, des personnes et du matériel (contenu dans le « train du chalet ») se rendant à l'alpage.
Ces tableaux étaient ensuite disposés sur les frontons ou bien au-dessus des fenêtres de chaque maison en signe de prospérité.



Le genre est issu des peintures et gravures de vie pastorale en vogue à la fin du XVIIIe siècle, qui ont pour sujet la vie de l'homme simple et innocent non corrompu par la société[1]. Beaucoup de petits maîtres suisses se prêtent à ce sentimentalisme montagnard, comme F. N. König, J.-G. Volmar, G. Lory père et fils, etc.
L'armailli, berger alpin devenu figure tutélaire et emblématique de cette vie pastorale, est intégré dans la culture du sentiment national suisse. Des fêtes populaires naissent dès 1805 (Berne, Fête des bergers d'Unspunnen), puis la traditionnelle Fête des Vignerons de Vevey qui prend une ampleur nouvelle dès 1819 où le « Ranz des vaches » est chanté pour la première fois par les armaillis fribourgeois en guise d'hymne.

Peintres et graveurs des sujets ruraux et de la « Montée à l'alpage »
|
|
